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Forme de la mise sur le site |
Auteur du Résumé |
Date de mise
sur le site |
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Résumé pratique |
Dr D.Mennecier |
06/03/03 |
Reflux
gastro-eosophagien Physiopathologie, diagnostic, évolution,
traitement
Reflux gastro-sophagien (RGO)
Physiopathologie
- État normal
- existe gradient entre
- pression abdominale (pression positive)
- pression de l'eosophage intrathoracique
(pression négative).
- ce gradient expose en permanence au RGO
- prévenu par système antireflux
efficace qui dépend de plusieurs facteurs.
- Sphincter eosophagien inférieur
(SIO) :
- zone de haute pression de 2 à 4
cm,
- partie basse de l'eosophage
- de part et d'autre du hiatus diaphragmatique,
- fermé en dehors des déglutitions,
- élément clé du dispositif
antireflux.
- Barrière anatomique antireflux
- raccordement à angle aigu de l'eosophage
à la grosse tubérosité (angle de His)
- Mécanisme de clairance eosophagienne
:
- péristaltisme eosophagien déclenché
par l'épisode de RGO
- évacue le liquide de reflux
- dont l'acidité est par ailleurs
partiellement neutralisée par la sécrétion
salivaire
- épisodes du RGO physiologique déclenchés
(> 90 % des cas)
- par des relaxations transitoires et spontanées
du SIO, notamment en période post-prandiale.
État pathologique
voir HERNIE HIATALE
et REFLUX GASTRO-OESOPHAGIEN
Stratégie des examens complémentaires
- symptomatologie clinique typique =>
Aucune exploration complémentaire nécessaire
- symptômes atypiques ou dysphagie
ou odynophagie => gastroscopie
- endoscopie (ñ) ou symptômes
persistent sous traitement médical bien conduit,
Évolution
- Ulcères eosophagiens
- compliquent 5 % des eosophagites
- siége
- jonction des muqueuses eosophagienne et
gastrique,
- au sein de la muqueuse métaplasique
d'un endobrachysophage (ulcère de Barrett).
- biopsies multiples indispensables (carcinome).
- ulcères => hémorragie
digestive.
- Sténose peptique
- complique 5 à 10 % des eosophagites
peptiques sévères.
- sténose blanchâtre
- lumière centrée
- parfois surmontée d'une eosophagite.
- biopsies intrasténotiques
- dilatation
- Endobrachysophage (EBO)
- complication rare de l'eosophagite
- mode de cicatrisation
- métaplasie avec le remplacement
sur au moins 2 cm de la muqueuse malpighienne par une muqueuse
cylindrique de type fundique ou intestinal.
- biopsies => EBO multiplie par 30 ou
40 le risque de cancer
Traitement
Le traitement du RGO est avant tout médical
mais parfois chirurgical.
Traitement médical
Possibilités thérapeutiques
- règles hygiéno-diététiques
(voir encadré joint) preuve d'une
certaine efficacité dans RGO peu sévères.
- antiacides sont en général
des dérivés des sels d'aluminium et de magnésium
(Dimalan, Maalox, Phosphalugel).
- Ils agissent sur les symptômes,
essentiellement en neutralisant l'acidité gastrique.
- Les alginates (Gaviscon, Algicon) ont
la propriété de se gonfler et de prendre en masse
en milieu acide.
- Pris après les repas, ils surnagent
au-dessus du bol alimentaire en constituant un gel visqueux qui
s'oppose, mécaniquement, en partie au RGO.
- Le sucralfate (Ulcar, Kéal, 4 g/j)
est un sel complexe d'aluminium, sans action : antiacide mais
doté d'un pouvoir couvrant dû à sa fixation
élective sur les ulcérations eoso-gastro-duodénales.
- Les prokinétiques : il s'agit du
métoclopramide (30 mg/j en 3 prises, Primpéran,
Anausin), de la dompéridone (30 mg/j en 3 prises, Motilium)
et du cisapride (Prépulsid 20 à 40 mg/j en 2 à
4 prises). Leurs effets sont de renforcer le tonus de SIO, d'améliorer
la clairance acide eosophagienne et d'accélérer
la vidange gastrique. Leur efficacité dans le RGO nécessite
une administration un quart d'heure à une demie heure
avant les repas.
- Les antisécrétoires regroupent
les inhibiteurs des récepteurs H2 de l'histamine et les
inhibiteurs de la pompe à protons des cellules pariétales.
Ils agissent en bloquant la sécrétion acide de
l'estomac. Ils représentent la base du traitement médical
dans les RGO acides avec lésions muqueuses eosophagiennes.