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Hépatobase
Base de donnée de pathologies digestives
constituée de fiches réalisées à partir d'articles
de différentes revues bibliographiques.
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Reflux gastro-eosophagien Physiopathologie, diagnostic, évolution, traitement
Reflux gastro-Oesophagien (RGO)
Physiopathologie
- État normal
- existe gradient entre
- pression abdominale (pression positive)
- pression de l'eosophage intrathoracique (pression négative).
- ce gradient expose en permanence au RGO
- prévenu par système antireflux efficace qui dépend de plusieurs facteurs.
- Sphincter eosophagien inférieur (SIO) :
- zone de haute pression de 2 à 4 cm,
- partie basse de l'eosophage
- de part et d'autre du hiatus diaphragmatique,
- fermé en dehors des déglutitions,
- élément clé du dispositif antireflux.
- Barrière anatomique antireflux
- raccordement à angle aigu de l'eosophage à la grosse tubérosité (angle de His)
- Mécanisme de clairance eosophagienne :
- péristaltisme eosophagien déclenché par l'épisode de RGO
- évacue le liquide de reflux
- dont l'acidité est par ailleurs partiellement neutralisée par la sécrétion salivaire
- épisodes du RGO physiologique déclenchés (> 90 % des cas)
- par des relaxations transitoires et spontanées du SIO, notamment en période post-prandiale.
État pathologique
voir HERNIE HIATALE et REFLUX GASTRO-OESOPHAGIEN
Stratégie des examens complémentaires
- symptomatologie clinique typique => Aucune exploration complémentaire nécessaire
- symptômes atypiques ou dysphagie ou odynophagie => gastroscopie
- endoscopie (ñ) ou symptômes persistent sous traitement médical bien conduit,
Évolution
- Ulcères eosophagiens
- compliquent 5 % des eosophagites
- siége
- jonction des muqueuses eosophagienne et gastrique,
- au sein de la muqueuse métaplasique d'un endobrachysophage (ulcère de Barrett).
- biopsies multiples indispensables (carcinome).
- ulcères => hémorragie digestive.
- Sténose peptique
- complique 5 à 10 % des eosophagites peptiques sévères.
- sténose blanchâtre
- lumière centrée
- parfois surmontée d'une eosophagite.
- biopsies intrasténotiques
- dilatation
- Endobrachysophage (EBO)
- complication rare de l'eosophagite
- mode de cicatrisation
- métaplasie avec le remplacement sur au moins 2 cm de la muqueuse malpighienne par une muqueuse cylindrique de type fundique ou intestinal.
- biopsies => EBO multiplie par 30 ou 40 le risque de cancer
Traitement
Le traitement du RGO est avant tout médical mais parfois chirurgical.
Traitement médical
Possibilités thérapeutiques
- règles hygiéno-diététiques (voir encadré joint) preuve d'une certaine efficacité dans RGO peu sévères.
- antiacides sont en général des dérivés des sels d'aluminium et de magnésium (Dimalan, Maalox, Phosphalugel).
- Ils agissent sur les symptômes, essentiellement en neutralisant l'acidité gastrique.
- Les alginates (Gaviscon, Algicon) ont la propriété de se gonfler et de prendre en masse en milieu acide.
- Pris après les repas, ils surnagent au-dessus du bol alimentaire en constituant un gel visqueux qui s'oppose, mécaniquement, en partie au RGO.
- Le sucralfate (Ulcar, Kéal, 4 g/j) est un sel complexe d'aluminium, sans action : antiacide mais doté d'un pouvoir couvrant dû à sa fixation élective sur les ulcérations eoso-gastro-duodénales.
- Les prokinétiques : il s'agit du métoclopramide (30 mg/j en 3 prises, Primpéran, Anausin), de la dompéridone (30 mg/j en 3 prises, Motilium) et du cisapride (Prépulsid 20 à 40 mg/j en 2 à 4 prises). Leurs effets sont de renforcer le tonus de SIO, d'améliorer la clairance acide eosophagienne et d'accélérer la vidange gastrique. Leur efficacité dans le RGO nécessite une administration un quart d'heure à une demie heure avant les repas.
- Les antisécrétoires regroupent les inhibiteurs des récepteurs H2 de l'histamine et les inhibiteurs de la pompe à protons des cellules pariétales. Ils agissent en bloquant la sécrétion acide de l'estomac. Ils représentent la base du traitement médical dans les RGO acides avec lésions muqueuses eosophagiennes.
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