GROS PLAN SUR L'HEPATITE VIRALE C
TEXTES BIBLIOGRAPHIQUES DE REFERENCES:
* Conférence de Consensus sur l'Hépatite Virale C
(texte court - Fevrier 2002)
QUESTION 5. COMMENT SUIVRE LES MALADES NON TRAITÉS ?
Ce suivi s'adresse aux patients pour lesquels l'indication du traitement n'a pas été retenue ainsi qu'à ceux qui l'ont refusé. Il a pour objectif d'assurer un soutien du patient et d'apprécier l'évolution de l'infection par le VHC. Il est important de délivrer une information régulière sur la maladie et les traitements et de donner des conseils d'hygiène de vie. Une approche globale des problèmes de santé avec prise en compte des comorbidités éventuelles est nécessaire. Le médecin généraliste, les réseaux de soins de proximité et les associations de malades contribuent à cet objectif. Les modalités de surveillance dépendent du stade de l'hépatite au moment du diagnostic, de l'âge et de l'évolution des transaminases.
Toute augmentation des transaminases doit faire rechercher une autre cause, en particulier médicamenteuse.
Trois situations différentes peuvent être distinguées :
- le patient n'a pas de lésions ou des lésions minimes à la PBH. Le risque évolutif est faible, mais justifie une surveillance qui comporte un examen clinique et un dosage semestriel des transaminases. Une nouvelle PBH n'est pas préconisée avant 5 ans sauf en cas d'augmentation des transaminases ou d'existence de cofacteurs favorisant la progression de la fibrose
- le patient a des transaminases normales à des examens répétés et n'a pas eu de PBH. Si les transaminases restent normales, une surveillance clinique et un contrôle semestriel des transaminases suffisent. En cas d'augmentation des transaminases, une PBH doit être rediscutée si un traitement est envisagé.
- Le patient a une cirrhose, prouvée ou non par PBH. La surveillance doit être renforcée en raison des risques de décompensation ou de CHC.
Aucun schéma de surveillance n'ayant été validé, l'attitude suivante reposant sur des pratiques professionnelles usuelles peut être préconisée
- pour le dépistage du CHC : dosage de l'a-foetoprotéine et échographie abdominale tous les 6 mois. La surveillance doit être plus étroite lorsqu'il existe des facteurs prédictifs d'évolution péjorative vers le CHC (âge supérieur à 50 ans, sexe masculin, consommation d'alcool, insuffisance hépatocellulaire, élévation de l'a-foetoprotéine)
- pour la recherche de varices oesophagiennes ou gastriques : fibroscopie oeso-gastro-duodénale tous les 1 à 4 ans.
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