Le virus de l'hépatite D (VHD) a été découvert par le Pr Mario Rizzetto qui, travaillant sur des biopsies hépatiques de patients souffrant d'hépatite virale chronique B particulièrement sévère, a mis en évidence dans le noyau des hépatocytes un nouvel antigène, nommé pour la circonstance antigène delta.
Structure du virus
Génome du VHD ARN circulaire simple brin d'environ 1680 nucléotides de polarité négative
Plus petit génome connu des virus infectant les mammifères.
Épidémiologie
L'infection par le VHD est un problème majeur de santé publique.
Proportion de porteurs Ag-HBs infectés par le VHD est estimée à 5%. Pour environ 300 millions de porteurs d'Ag-HBs, il existerait donc 15 millions de personnes infectées par le VHD.
L'épidémiologie du VHD est caractérisée par l'existence de zones d'endémie
Les zones non endémiques sont situées en Europe du Nord et de l'Ouest et en Amérique du Nord.
Des épidémies d'hépatites delta ont été observées
Remarque : Ces épidémies sont caractérisées par leur gravité.
Remarque : VHD peu répandu dans le Sud-Est asiatique malgré la très forte prévalence de l'infection par le VHB.
Physiopathologie
Plusieurs mécanismes conduiraient aux lésions hépatiques. Ces lésions seraient liées
Pathologie
Le VHD étant un virus défectif chez l'homme, il ne se développe que chez des patients également infectés par le VHB.
Cette double infection résulte d'une co-infection ou d'une surinfection d'un patient préalablement infecté par le VHB
Diagnostic de l'infection
Repose sur la détection de l'Ag-HD, la détection des Ac anti-HD et la détection du génome viral.
hépatite D aiguë présence des IgG anti-HD.
hépatite chronique, chez les sujets non immunodéprimés, la persistance virale sera appréciée par la détection de l'ARN tandis que les anticorps témoigneront de la rencontre avec le virus (IgG anti-HD). Dans ce contexte, les anticorps de classe IgM sont considérés, à l'opposé des modèles classiques d'infection virale, comme un témoin de l'infection chronique.
Traitement et prévention
Les traitements actuels sont expérimentaux et peu efficaces.
Lors d'une hépatite D chronique, seuls
les interférons (IFN) alpha ou gamma diminuent temporairement
la virémie et améliorent la maladie hépatique.