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Résumé pratique |
Dr D.Mennecier |
06/03/03 |
Vaccination
contre l'hépatite B en France
À
l'échelle de la planète, l'hépatite B est
une source majeure de mortalité et de morbidité
:
- OMS, deux milliards de sujets ont été
infectés, 350 millions sont porteurs chroniques [1].
- Le virus de l'hépatite B responsable
d'un million de décès par an, par hépatite
chronique active, cirrhose ou hépatocarcinome [2].
- Deuxième cause de décès
identifiée par cancer après le tabac.
- 3 zones d'endéme
- Faible endémie (inférieure
à 2 %): Europe de l'Ouest et Amérique du Nord (12
% de la population mondiale).
- Endémie moyenne (2-7 %) : Europe
de l'Est, Amérique du Sud, lbassin méditerranéen
- Forte endémie (8-20 %) : Asie du
Sud-Est et Afrique.
- En France, 910 000 sujets ont été
infectés, 150 000 sont porteurs chroniques de l'antigène
HBs.
- Taux d'incidence annuelle des hépatites
aiguës B est estimé entre 3 000 et 6 000 [3].
Le risque de contracter une hépatite
virale B n'est pas uniforme au cours de la vie : très faible
dans l'enfance, il croît à partir de l'adolescence
pour atteindre son maximum entre 20 et 29 ans, puis décroît
: 90 % des cas surviennent à partir de 20 ans [4].
- Le virus de l'hépatite B (VHB)
présent dans:
- Le sang,
- Les sécrétions génitales
(sperme, sécrétions vaginales)
- La salive,
- Transmission peut se faire :
- Verticale mère-enfant (dans 95
% des cas au moment de la naissance),
- Sexuelle (homo et hétérosexuelle),
- Horizontale (de personne à personne)
- Parentérale
- Toxicomane
- Personnel de santé,
- Hémophiles,
- Tatouage ou percing
- Infections nosocomiales (contamination
par contact direct ou indirect à partir de matériel
médical ou dentaire infecté).
- Le risque de contamination après
exposition accidentelle au sang est 10 fois supérieur
au risque lié au VHC et 100 fois supérieur à
celui lié au VIH.
Les vaccins disponibles
- Acuellement : vaccins recombinants efficacité
comparable mais tolérance et innocuité ++ >
des vaccins plasmatiques:
- Produits de haute pureté
- AgHBs non glycosylé
- Fabriqués par biologie moléculaire
- AgHBs associé à l'Ag pré-S2,
Genhé- vac B®, Laboratoire Pasteur-Mérieux
- AgHBs seul, Engérix B®, Laboratoires
SmithKline-Beecham
- Les vaccins contenant deux domaines pré-S2/S
- Pas supérieurs au vaccin contenant
la seule protéine S,
- Immunogénicité est obtenue
plus rapidement,
- Anticorps pré-S2 étant produits
avant les anticorps anti-HBs.
- Les vaccins dits recombinants ont une
- Actuellement, le développement
de vaccins contenant les particules S, pré-S1 et pré-S2
en cours, toujours dans le but d'amplifier la réponse
anti-HBs lors de la primovaccination et de vaincre la non-réponse
à la protéine S.
- En effet, 5 % à 10 % de la population
générale ne répond pas à la vaccination
par l'AgHBs seul.
Les populations ayant une mauvaise réponse
vaccinale sont
- Les sujets âgés de plus de
40 ans
- Les fumeurs,
- Les sujets ayant un indice de masse corporelle
supérieur à 30
- Les individus éthyliques chroniques
- Les sujets immunodéprimés
- Insuffisant rénal chronique
- Hémodialysé chronique
- Candidats à une transplantation
(cur, foie, poumon, rein),
- Patients alcooliques ou non atteints de
cirrhose
- Les sujets infectés par le VIH
[11]
Il existe enfin des individus non-répondeurs, appartenant aux groupes HLA DR3+ ou DR7+.
Définition des groupes à
risque
- Groupes à haut- risque
- Les personnels des établissements
de soins et de prévention
- Les sujets susceptibles de bénéficier
de transfusions sanguines massives ou itératives (hémophiles,
dialysés, insuffisants rénaux, candidats à
une greffe)
- Les toxicomanes
- Entourage d'un sujet infecté par
le VHB ou porteur chronique de l'AgHBs (contamination intrafamiliale),
- Partenaires sexuels d'un sujet porteur
chronique de l'AgHBs,
- Nouveau-nés de mère porteuse
de l'AgHBs
- Personnes susceptibles d'être en
contact, direct ou indirect, avec des patients et/ou du sang,
- Professionnels de la santé,
- Pompiers,
- Policiers,
- Eboueurs,
- Gardiens de prison,
- Secouristes,
- Egoutiers...
- Groupes à risque
- Enfants vivant en institution
- Jeunesse handicapée
- Enfants et adultes en institution psychiatrique
- Enfants en âge préscolaire
accueillis en collectivité (crèches et maternelles)
- Sujets à partenaires sexuels multiplesVoyageurs
et résidents en zone de moyenne et forte endémie
Schéma de vaccination
Schéma unique de trois injections
à 0 - 1 - 6 mois
Rappel de vaccination
- Le CTV et le CSHPF proposent de ne plus
réaliser de rappels systématiques de vaccination
contre l'hépatite B, au-delà des trois injections
du schéma initial de vaccination [14].
- Les taux de séroconversions sont
importants
- 100 % chez les nourrissons,
- 95 % jusqu'à l'âge de 20
ans et
- 90 % chez l'adulte jeune)
- Sujets dits à très haut
risque
- Si la primo-vaccination a été
réalisée avant l'âge de 25 ans, aucune injection
de rappel n'est à prévoir.
- Si elle a eu lieu après l'âge
de 25 ans, un rappel suivi d'une détermination des anticorps
anti-HBs 1 à 2 mois après sera réalisé
:
- Si le taux d'anticorps anti-HBs est alors
inférieur à 10 mUI/ml (considéré
comme seuil de détection), une nouvelle injection de rappel
sera effectuée suivie d'une détermination des anticorps
anti-HBs1 ou 2 mois après.
- Cela ne s'applique pas aux sujets insuffisants
rénaux chroniques dialysés, chez qui il est fortement
recommandé de réaliser une sérologie annuelle,
avec rappel, dès que le taux d'anticorps descend au-dessous
du seuil protecteur.
Évolution du programme de vaccination
en France
- Vaccination ciblée sur haut risque
- -> avantages individuels évidents
- -> pas d'impact sur l'évolution
de l'incidence de la maladie
- 1992 - l'OMS -> vacciner l'ensemble
des enfants de tous les pays, quel que soit leur niveau d'endémicité
[20]
- But diminuer incidence de l'infection
de 90 % dans un délai de 15 ans.
- Grandes campagnes de vaccination universelle
: Italie, Catalogne, États-Unis, France
- France
- En 1994 HVB dans calendrier vaccinal du
nourrisson
- Rattrapage de 10 ans des préadolescents
en milieu scolaire
- Vaccination des groupes à risque
et des adolescents en attendant la généralisation
de la vaccination néonatale [21].
- L'impact rapide : fin 1997
- -> 70 millions de doses vaccinales
ont été vendues
- -> 1/3 de la population française
est vacciné.
- -> Couverture vaccinale des scolaires
et des 16-20 ans est respectivement de 75-79 % et 80 % [22].
- -> Couverture vaccinale française
- une des plus élevées au monde.
- -> Diminution de 50 % de l'incidence
de la maladie entre 1985 et 1995 [23].
- Mais seulement 30 % des nourrissons sont
vaccinés [24]
- 1998
- Injections de rappel supprimées
- Arrêt campagne de vaccination systématique
des préadolescents (antécédents personnels
et familiaux)
- Polémique sur les possibles effets
secondaires du vaccin [25].
- À la suite du communiqué
du premier octobre 1998, l'OMS contesta le bien-fondé
de cette décision. La position du gouvernement français
l'inquiétait, car elle menaçait l'existence des
programmes de vaccination contre l'hépatite B dans le
monde entier [26].
Vaccination et atteintes démyélinisantes
- Cas de sclérose en plaque et de
myélites transverses après vaccination contre l'hépatite
B.
- Population génétiquement
prédisposée à la sclérose en plaque
:
- Sexe féminin,
- Groupe HLA DR2,
- Antécédents familiaux de
sclérose en plaque [27-29].
Enquête de pharmacovigilance est menée.
Trois études cas-témoins sont
réalisées chez l'adulte : une en Grande-Bretagne
et deux dans des services de neurologie français [3, 30].
- N°1 : Royaume-Uni,
- 520 cas et 2 505 témoins.
- OR pour la relation vaccination contre
le VHB et survenue d'une maladie démyélinisante
- Dans les deux mois de 1,4 (IC 95 % = [0,8
; 2,4])
- Dans l'année de 1,8 (IC 95 % =
[0,65 ; 3,9])
- Inférieur à OR pour la relation
entre une vaccination quelle qu'elle soit et la survenue d'une
affection démyélinisante
- de 1,7 dans les 2 mois suivant la vaccination
(IC 95 % = [0,7 ; 3,1]).
- N°2 : France,
- 242 cas et 407 témoins
- Pas de conclusion à partir de ces
résultats.
- N°3 : France
- La troisième étude a comparé
le nombre de cas notifiés à la pharmacovigilance
entre 1994 et 1997, d'adultes âgés de 20 à
44 ans, sans antécédents, ayant présenté
un premier épisode de maladie démyélinisante
dans les deux mois suivant une injection de vaccin contre le
VHB au nombre de cas attendus en fonction de trois hypothèses
d'incidence et de l'estimation du nombre de patients vaccinés
dans la même période et pour la même tranche
d'âge, soit 3,3 millions d'hommes vaccinés et 3,9
millions de femmes. Chez la femme, 60 cas ont été
observés, ce qui est proche du nombre de cas attendus,
73 ou 55 selon l'incidence choisie ; chez l'homme, 23 cas ont
été observés, ce qui est également
proche du nombre de cas attendus, 31 ou 23 suivant le niveau
d'incidence choisie. Il n'y a donc pas d'augmentation significative
du nombre d'affections démyélinisantes dans la
population vaccinée [30, 31]. Cependant, les effectifs
observés sont proches des effectifs attendus et il faut
prendre en compte, pour l'interprétation des résultats,
la sous-notification spontanée inévitable. Peu
de cas supplémentaires seraient en effet nécessaires
pour qu'un excès statistiquement significatif apparaisse.
- Depuis 1984, 312 cas d'atteintes démyélinisantes
ont été signalés :
- 131 scléroses en plaque,
- 118 atteintes centrales,
- 63 atteintes périphériques,
- Pour environ 78 millions de doses vaccinales
vendues et 27 millions de vaccinés.
- Aucune des études réalisées
à ce jour ne conclut à l'existence d'une relation
causale démontrée, significative, entre la vaccination
contre l'hépatite B et la survenue d'atteintes démyélinisantes.
- Toutefois, on ne peut pas exclure que
la vaccination puisse révéler ou faciliter le développement
de ces maladies neurologiques chez certains vaccinés [25].
Références
Bibliographiques :
Article de base ayant
permis la réalisation de ce résumé :
Vaccination contre l'hépatite
B en France
Hélène BARRAUD
Jean-Pierre BRONOWICKI
Jean-Louis MOUGENEL
Jérôme WATELET
Laurence CHONE
Hervé HUDZIAK
Marc-André BIGARD
H. Barraud, J.-P. Bronowicki, J.-L. Mougenel,
J. Watelet, L. Chone, H. Hudziak, M.-A. Bigard, CHU de Nancy,
Hôpitaux de Brabois, rue du Morvan, 54511 Vanduvre-lès-Nancy
Cedex.
Hépato-Gastro.
Copyright - Editions John Libbey
Eurotext
Articles référencés
à connaitre:
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vie au xxie siècle, une perspective pour tous.
OMS, Genève.
2. Global adversory group : plan of action
for hepatitis B control. 16th meeting WHO, Washington DC,
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Rubrique actualités, dossier de presse.
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