|
Forme de la mise sur le site |
Auteur du Résumé |
Date de mise
sur le site |
|
Résumé pratique |
Dr D.Mennecier |
03/03/03 |
Hémochromatose
génétique : Démarche diagnostique générale
L'hémochromatose génétique
(HG)
Physiopathologie (Voir) -->
Génétique
- Association privilégiée
entre le gène HG et les antigènes HLA, (HLA
A3 et HLA A11).
- Prévalence de HLA A3 : 55 à
100% (témoins 19 à 31 %)
- Prévalence accrue de plusieurs
associations haplotypiques telles A3-B7, A3-B14, A11-B5 et A11-B35
[1].
- Le gène HG - qui n'est toujours
pas cloné - a été localisé sur le
bras court du chromosome 6 (6p21.3) à une distance de
moins de 1 centimorgan des gènes HLA de classe I.
- La maladie se transmet selon le mode autosomique
récessif.
- En cas d'homozygotie
- Expression phénotypique du gène
(signes cliniques et biologiques de surcharge en fer)
- Chez l'homme, presque constante [3].
- Souvent plus modérée ou
simplement retardée chez la femme.
- En cas d'hétérozygotie,
- Expression clinique est absente
- Expression biochimique incomplète,
- Augmentation de la saturation de la transferrine
1/4 des cas [4]
- Augmentation modérée de
la charge hépatique en fer 1/3 des cas [3].
Prévalence
- Dans la race blanche, Prévalence
de l'état homozygote est d'au moins 1 sujet sur 1 000.
- Certaines régions, comme la Bretagne,
sont plus concernées avec 3 à 5 homozygotes pour
1 000 sujets et une population générale comportant
16 % d'hétérozygotes.
- Cette forte prévalence explique
la possibilité d'une transmission pseudo-dominante par
mariage entre sujets homozygote et hétérozygote
[1].
Diagnostic
Dépistage de la
surcharge
rrrrrr
Éléments cliniques [12]
Tableau classique de la "cirrhose bronzée
de Trousseau" a disparu et fait place à des formes
pauci-, mono- ou a-symptomatiques
Les signes précoces
- Le syndrome général
- Asthénie (quasi-constant)
eeeeee
- Le syndrome cutanéo-phanérien
- Mélanodermie évocatrice
: hyperpigmentation grisâtre
- Zones d'exposition solaire
- Mamelons
- Organes génitaux
- Cicatrices.
- Associée souvent à une diminution
globale de la pilosité.
- Inconstante car tardive et absente chez
les sujets blonds ou roux.
- Ichtyose et aspect plat voire creux des
ongles : koïlonychie spécifiques mais inconstants.
eeeeee
- Le syndrome ostéo-articulaire
[13] ++++ Cause d'égarement diagnostique
- Plus de la moitié des patients.
- Précède souvent de 4 à
10 ans le diagnostic.
- Plus caractéristique : atteinte
chronique des deuxièmes et troisièmes métacarpophalangiennes
- signe de la « poignée de
main douloureuse ».
- Interphalangiennes proximales, genoux,
poignets, hanches
- Crises aiguës de pseudo-goutte en
rapport avec une arthropathie au pyrophosphate peuvent survenir.
- Radiologiquement,
- Arthropathie sous-chondrale (pincement
articulaire, sclérose et formation de kystes sous-chondraux)
- Chondrocalcinose (genoux).
- Déminéralisation osseuse
asymptomatique, à laquelle contribue l'hypogonadisme et
des déficits vitaminiques C et/ou D
eeeeee
Les signes tardifs
Témoignent-> surcharge importante
eeeeee
- Le syndrome Hépatique
- Cytolyse chronique
- Asthénie
- Hépatomégalie inconstante,
surtout chez la femme.
- Lobe gauche ++ ,
- Consistance ferme
- Taille parfois considérable.
- Hypertension portale et insuffisance hépatocellulaire
: exceptionnelles.
- ALAT < 3N et disparaît sous traitement
[5]
- Tumeur du foie
- 15 à 36 % des HG
- Carcinome hépatocellulaire
- Risque de carcinome hépatocellulaire
sur cirrhose apparaît même chez le sujet correctement
traité.
- Risque = 200 fois celui de la population
générale [7]
- Risque maximum ssi
- Homme
- Age > 50 ans,
- Alcoolisme et/ou tabagisme chroniques,
- Contact antérieur avec les virus
des hépatites B et/ou C,
- Importante surcharge en fer [8-10]
- Existence de foyers d'hépatocytes
dépourvus de fer [11].
eeeeeeeeeee
- Le syndrome endocrinien
- Formes évoluées de la maladie.
- Diabète souvant insulino réquérant
- Hypogonadisme.
- Diminution de la libido
- Impuissance sexuelle
- Atrophie testiculaire
- Il est associé à une diminution
significative de la testostéronémie.
eeeeeeeeeee
- Le syndrome cardiaque
- Surcharge massive
- Anomalies à l'ECG (aplatissement,
voire inversion des ondes T)
- Troubles du rythme II cardiomyopathie.
- Insuffisance cardiaque rare.
- Révélatrice, surtout
chez le sujet jeune après prise de vitamine C.
- Echocardiographie : CMNO le plus souvent
dilatée.
- La biopsie endomyocardique était
une technique valable pour l'affirmation du diagnostic.
e
Elévation inexpliquée
du CA 19.9 sérique
- Perturbation, possiblement liée
à la surcharge en fer des cellules biliaires,
- Toujours modérée (< 150
UI/l)
- Disparaît sous traitement déplétif
- Savoir, devant une telle anomalie inexpliquée,
évoquer le diagnostic d'HG
Les facteurs modulateurs d'expression
rrrrrr
- Facteurs génétiques propres
à l'individu.
- L'expression, c'est-à-dire la pénétrance
de l'homozygotie hémochromatosique, n'est que partielle.
- Sujets homozygotes pour cette mutation
peuvent ne pas développer d'excès en fer cliniquement
problématique tout au long de leur vie.
- 17,3 % des sujets homozygotes pour C282Y
n'expriment pas de surcharge en fer caractéristique de
l'homozygotie.
- Facteurs liés au sexe.
- Sexe féminin protège de
la maladie (règles, grossesses, lactation).
- En moyenne 2 fois moins surchargées
que les hommes,
- Certaines femmes présentent des
surcharges massives
- Signes les plus fréquents chez
les femmes : asthénie et arthropathie [5].
- Facteurs nutritionnels.
- Atténuation
- Forte consommation de thé ou de
café
- Régime végétarien
- Accentuation
- Consommation ++ de viande).
- Alcoolisme
- Facteurs thérapeutiques.
- Comprimés de fer
- Vitamine C à forte dose (pour combattre
l'asthénie...) peut aggraver la maladie.
- À l'inverse : dons de sang multiples
rrrrrr
Eléments biologiques [14]
Les tests
- Fer sérique
- Le taux sérique du fer chez le
sujet à jeun ( 20 µmol/l chez la femme et 22 µmol/l
chez l'homme)
- Variations circadiennes (maximum le matin
et minimum l'après-midi)
- Jour à l'autre (± 30 % voire
plus).
- Saturation de la transferrine
- > 45 %, une surcharge en fer doit être
envisagée.
- Ferritine sérique
- La ferritinémie ne présente
pas d'importantes fluctuations comme le fer sérique.
- N < 150 µg/l chez la femme non
ménopausée et < 300 µg/l chez l'homme.
- Augmentation proportionnelle à
l'intensité de la charge en fer de l'organisme.
- Leur interprétation
- Saturation de la transferrine meilleur
test de dépistage des homozygotes.
- Ferritinémie valable pour quantifier
une surcharge en fer.
- Manque de sensibilité en sorte
qu'une ferritinémie normale, notamment chez la femme jeune,
ne doit pas faire écarter la possibilité d'une
surcharge en fer débutante.
- Trois tests manquent de spécificité
également augmentés
- Alcoolisme chronique
- Cytolyses musculaires, globulaires rouges
et hépatiques.
- Ferritinémie augmentée au
cours des syndromes inflammatoires ainsi que de certaines tumeurs
(hématologiques, notamment) et thésaurismoses (maladie
de Gaucher).
rrrrrr
Affirmation de la surcharge
Elle impose d'écarter une fausse
surcharge en fer et de démontrer l'existence d'une surcharge
hépatique en fer.
Les « fausses surcharges en fer
»
- Définies par l'élévation
des paramètres sériques de charge en fer en l'absence
de toute surcharge viscérale sont fréquentes.
- Hémolyse,
- Myolyse
- Prise oestro-progestative au long cours
- Alcoolisme chronique (même en l'absence
de lésions hépatiques)
- Hépatopathie chronique cytolytique.
rrrrrr
Démonstration de la surcharge
hépatique en fer
rrrrrr
- La biopsie hépatique : examen clé [8] avant
mutation HFE :
- Affirmer surcharge en fer par la coloration
de Perls ;
- Reconnaître
- Prédominance périportale (avec existence d'un gradient décroissant
depuis les zones périportales jusqu'aux zones centrolobulaires)
- Distribution hépatocytaire,
- En faveur de l'origine digestive des dépôts
sidériques
- Quantifier l'excès de fer par l'application
de différentes grilles semi-quantitatives dont la plus
élaborée aboutit à l'établissement
d'un index histologique du fer hépatique [15]
- Apprécier l'existence et l'importance
de la fibrose ;
- Rechercher des nodules dépourvus
de fer de valeur pré-néoplasique [11]
- Détecter d'éventuelles
lésions associées
- Doser la concentration hépatique
en fer (CHF).
- Déterminée sur tissu frais
ou sur le bloc biopsique même, la CHF est indispensable
à la quantification précise de la charge hépatique
en fer (N < 36 µmol/g de tissu sec).
- Index biochimique du fer hépatique
c'est-à-dire rapport CHF/âge fournit l'information
la plus utile [16].
rrrrrr
- Imagerie
- Tomodensitométrie insuffisamment
sensible [17]
- Coefficient d'atténuation hépatique
-> normal pour des valeurs de concentration hépatique
en fer de 150 µmol/g
- Surtout si stéatose associée.
- IRM sensible
- Hyposignal lié aux propriétés
paramagnétiques du fer
- Quantification précise des surcharges
hépatiques en fer comprises entre 60 et 300 µmol/g
[18].
- Saignées permettent une détermination
a posteriori de la quantité de fer en excès et
peuvent être considérées comme la méthode
de référence si, et seulement si, elles ont été
réalisées selon un protocole très strict
(400 à 500 ml/semaine) et qu'elles ont abouti à
une désaturation complète [14].
- Dans ces conditions, il est aisé
de calculer l'excès de fer sachant que 500 ml de sang
équivalent à environ 250 mg de fer et que l'apport
martial alimentaire est d'environ 2 mg par jour lors d'un programme
de saignées.
rrrrrr
Affirmation de la nature génétique
de la surcharge
- En dehors du contexte familial, il n'existait
pas de marqueur permettant, chez un sujet pris isolément,
de certifier la nature génétique d'une surcharge
en fer et, a fortiori, d'affirmer son caractère homozygote
ou hétérozygote.
- En particulier, le groupage HLA n'avait
aucun intérêt diagnostique puisque 25 % des sujets
normaux sont HLA A3 positifs et 25 % des sujets porteurs d'une
hémochromatose génétique homozygote sont
HLA A3 négatifs.
Dans ces conditions, la démarche
consistait à successivement :
Eliminer une surcharge en fer secondaire
- Histopathologique hépatique
- Surcharges sinusoïdales
- Apport parentéral de fer
- Transfusions
- Injections intramusculaires de fer
- Syndrome inflammatoire général
ou hépatique dans le cadre d'une hépatopathie aiguë
ou chronique.
- Surcharges parenchymateuses
- Hyperabsorption digestive de fer non liée
à une hémochromatose.
- Supplémentation martiale per os
au long cours
- Dysmyélopoïèse avant
toute transfusion.
- Syndrome non HLA lié d'hyperferritinémie
à fer sérique et à saturation normaux [19].
- Hyperferritinémie d'intensité
variable (jusqu'à 1500 µg/l), inexpliquée
- Sans augmentation de la sidérémie
et de la saturation de la transferrine, (2)
- Surcharge parenchymateuse ou mixte à
prédominance parenchymateuse sans lésion associée
- Une inconstante stéatose et (3)
- Surpoids fréquent (60 %).
Approcher le diagnostic d'hémochromatose
génétique
Rapport CHF/âge >= 2 oriente vers
le diagnostic d'hémochromatose homozygote [16].
Traitement curatif [12]
Modalités thérapeutiques
Saignées
- Traitement incontournable
- Phase d'attaque vise à dépléter
le sujet de la surcharge accumulée
- Saignée hebdomadaire 400 à
500 ml
- cirrhose symptomatique
- sujet âgé
- antécédents vasculaires,
- débuter 250 à 300 ml tous
les 15 jours,
- si tolérance 250 à 300 ml
tous les 8 jours,
- Durée
- NFS mensuelle.
- Dosage ferritinémie trimestriel
initialement si taux de départ > à 1 000
- Fréquence mensuelle puis bimensuelle
lorsque la désaturation approche.
- Fer sérique et saturation ne sont
dosés que lorsque la ferritine approche de la normale.
- Restent souvent élevés pendant
la majeure partie du traitement
- but :
- ferritinémie inférieure
ou égale à 50
- fer sérique < 15
- saturation de la transferrine < 20
%.
- phase d'entretien
- but de prévenir la ré-accumulation
du fer
- toute la vie
- surveillance annuelle des paramètres
sériques de charge en fer.
- base de départ
- saignée bimestrielle de 500 ml
chez l'homme
- saignée trimestrielle de 400 ml
chez la femme.
- tenue par le patient lui-même, d'un
carnet de suivi participe à une meilleure prise en charge
thérapeutique.
- Autres mesures
- régime pauvre en fer en théorie
justifié.
- Mais
- faible efficacité en terme de déplétion
martiale
- caractère contraignant
- risque de carences multiples,
- à rejeter.
- Limiter leurs apports en boissons alcoolisées
;
- Boire du thé pouvoir anti-absorption
intestinale de fer
- Eviter la prise de vitamine C (au début
du traitement)
- effet promoteur sur l'absorption intestinale
du fer
- risque de décompensation cardiaque
- Chélateurs
- desferrioxamine (Desféral®)
- substitution aux saignées SSI
- anémie associée
- insuffisance hépatique grave
- âge avancé
- antécédents vasculaires
marqués,
- formes cardiaques menaçantes.
Résultats
- En terme de survie [9, 10]
- Excellents
- Espérance de vie des sujets traités
- avant l'installation
- de la cirrhose,
- du diabète
- et de la cardiomyopathie
- rejoint celle de la population générale.
- Disparition
- Asthénie 3 à 6 mois
- Mélanodermie s'estompe progressivement.
- En l'absence de cirrhose
- hépatomégalie régresse
- biologie fonctionnelle hépatique
- En cas de cirrhose,
- amélioration clinique et biologique
souvent notée,
- Mais cirrhose => même au sujet
désaturé - carcinome hépatocellulaire.
- dépistage systématique
- dosage de l'alpha-foeto-protéine
- échographie hépatique tous
les 6 mois,
- à partir de l'âge de 50 ans.
- cardiomyopathie réagit bien au
traitement par saignées,
- représente une indication formelle
- diminuer ldoses d'insuline nécessaire
- influence peu les manifestations ostéo-articulaires
- ne modifie guère l'insuffisance
gonadique.
Traitement préventif [21]
Principes
- Sujet considéré comme atteint
d'une hémochromatose génétique homozygote,
- ascendants et descendants,
- enquête essentiellement phénotypique,
- recherche de signes cliniques et biologiques
d'hémochromatose.
- collatéraux
- enquête phénotypique + Génétyque
Références
Bibliographiques :
Article de base ayant
permis la réalisation de ce résumé :
Hémochromatose
génétique : aspects récents
Yves DEUGNIER
Romain MOIRAND
Pierre BRISSOT
Clinique des maladies du foie et INSERM
U.49, CHRU Pontchaillou, 35033 Rennes, France.
Hépato-Gastro. Vol. 2, n° 5, septembre-octobre 1995
: 429-38
Copyright - Editions John Libbey
Eurotext
Articles référencés
à connaitre:
1. Simon M, Brissot P. The genetics of haemochromatosis. J
Hepatol 1988 ; 6 : 116-24.
2. Brissot P, Deugnier Y. Genetic haemochromatosis.
In : McIntyr N BJ, Bircher J, Rizzetto M and Rodes J, eds. Oxford
textbook of clinical hepatology. Oxford : Oxford Medical Publications,
1991 : 948-58.
3. Powell L, Summers K, Board P, Axelsen
E, Webb S, Halliday J. Expression of hemochromatosis in homozygous
subjects. Implications for early diagnosis and prevention. Gastroenterology
1990 ; 98 : 1625-32.
4. Simon M, Fauchet R, Hespel J, et al.
Idiopathic hemochromatosis : a study of biochemical expression
in 247 heterozygous members of 63 families - evidence for a single
major HLA linked gene. Gastroenterology 1980 ; 78 : 703-8.
5. Deugnier Y, Rabot A, Guyader D, et
al. Serum increase and liver over-expression of carbohydrate
19.9 antigen in patients with genetic haemochromatosis. Gut
1994 ; 35 : 1107-11.
6. Deugnier Y, Guyader D, Crantock L, et
al. Primary liver cancer in genetic hemochromatosis : a clinical,
pathological and pathogenetic study of 54 cases. Gastroenterology
1993 ; 104 : 228-34.
7. Bradbear R, Bain C, Siskind V, et
al. Cohort study of internal malignancy in genetic hemochromatosis
and other chronic non-alcoholic liver disease. J Nat Cancer
Inst 1985 ; 75 : 81-4.
8. Deugnier Y, Loréal O, Turlin B,
et al. Liver pathology in genetic hemochromatosis : a review
of 135 homozygous cases and their bio-clinical correlations. Gastroenterology
1992 ; 102 : 2050-9.
9. Fargion S, Mandelli C, Piperno A, et
al. Survival and prognostic factors in 212 Italian patients
with genetic hemochromatosis. Hepatology 1992 ; 15 : 655-9.
10. Niederau C, Fischer R, Sonnenberg A,
Stremmel W, Trampisch H, Strohmeyer G. Survival and causes of
death in cirrhotic and non cirrhotic patients with primary hemochromatosis.
N Engl J Med 1985 ; 313 : 1256-62.
11. Deugnier Y, Charalambous P, Le Quilleuc
D. Preneoplastic significance of hepatic iron-free-foci in genetic
hemochromatosis : a study of 195 patients. Hepatology 1993
; 18 : 1363-9.
12. Brissot P, Deugnier Y. Genetic haemochromatosis.
In : McIntyre N BJ, Bircher J, Rizzetto M and Rodes J, eds. Oxford
textbook of clinical hepatology. Oxford : Oxford Medical Publications,
1991 : 948-58.
13. Pawlotsky Y. Hémochromatose génétique
: arthropathies et fonction parathyroïdienne. Nouv Presse
Med 1993 ; 22 : 1988-90.
14. Brissot P, Herry D, Verger J. Assessment
of liver iron content in 271 patients : reevaluation of direct
and indirect methods. Gastroenterology 1981 ; 80 : 557-65.
15. Deugnier Y, Turlin B, Powell L. Differentiation
between heterozygotes and homozygotes in genetic hemochromatosis
by means of a histological hepatic iron index : a study of 192
cases. Hepatology 1993 ; 17 : 30-4.
16. Summers K, Halliday J, Powell L. Identification
of homozygous hemochromatosis subjects by measurement of biochemical
hepatic iron index. Hepatology 1990 ; 12 : 20-5.
17. Guyader D, Gandon Y, Deugnier Y. Evaluation
of computed tomography in the assessment of liver iron content
: a study of 46 cases of idiopathic hemochromatosis. Gastroenterology
1989 ; 97 : 737-43.
18. Gandon Y, Guyader D, Heautot J. Hemochromatosis
: Diagnosis and quantification of liver iron by gradient-echo
MR imaging. Radiology 1994 ; 193 : 533-8.
19. Moirand R, Mortaji M, Loréal
O. Unexplained and isolated hyperferritinemia : a new entity of
non-HLA A3 linked and overweight-related iron overload. Hepatology
1994 ; 20 : 322A.
20. Villeneuve J, Bilodeau M, Lepage R,
Côté J, Lefebvre M. Variability in hepatic iron concentration
measurement from needle-biopsy specimens. Hepatology 1994
; 20 : 322A.
21. Deugnier Y, Fauchet R, Brissot P. Stratégie
du dépistage familial de l'hémochromatose génétique.
Gastroenterol Clin Biol 1990 ; 14 : 116-24.