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La colite ischémique


  
Jérôme BAROUK 
Pierre BERNARD 
Frank ZERBIB 
 

J. Barouk, F. Zerbib : Service d'hépato-gastroentérologie, CHU  Hôtel- Dieu, 44035 Nantes Cedex.
 P. Bernard : Clinique chirurgicale A, CHU Hôtel-Dieu, 44035 Nantes  Cedex.
     


RESUME :


La colite ischémique est une pathologie fréquente, notamment chez les personnes âgées. On en distingue deux formes dont le pronostic est très différent : la colite ischémique non gangréneuse, bénigne, transitoire, cliniquement facile à identifier (triade : douleurs abdominales, diarrhée, rectorragies), souvent résolutive par un traitement médical symptomatique, et la colite ischémique gangréneuse, primitive ou secondaire à la colite ischémique non gangréneuse, plus rare, d'emblée chirurgicale car péritonéale, dont la mortalité est importante. L'endoscopie permet actuellement de porter un diagnostic positif de colite ischémique non gangréneuse sur les données macroscopiques, et éventuellement histologiques. Les étiologies des colites ischémiques sont très nombreuses et font intervenir l'occlusion vasculaire distale et/ou la baisse du débit sanguin, les thérapeutiques médicamenteuses ayant une grande part de responsabilité.


Mots clés  : colite ischémique.



La colite ischémique (CI) correspond à une anoxie d'origine circulatoire de la paroi colique. Il s'agit de la pathologie ischémique la plus fréquente du tube digestif [1]. Elle représente 10 % des hémorragies digestives basses [2] et 1 % à 2 % des patients hospitalisés pour une pathologie colique [3]. Le sex-ratio est de 2 femmes pour 1 homme environ ; l'âge de survenue est d'environ 70 ans, souvent plus précoce chez l'homme (figure 1) [2, 4]. On distingue deux formes de la maladie : la colite ischémique non gangréneuse (CING), représentant 90 % de l'ensemble des CI [5], souvent transitoire et bénigne, et qui se traduit par un tableau de colite aiguë hémorragique, et la colite ischémique gangréneuse (CIG), grave, réalisant un tableau abdominal d'urgence chirurgicale.
Les résultats d'une étude rétrospective de 103 patients atteints d'une colite ischémique (82 CING et 21 CIG) hospitalisés dans les services d'hépato-gastroentérologie et de chirurgie de l'Hôtel-Dieu de Nantes de 1989 à 1996 illustreront les différentes parties de cette présentation.

Étiologies (tableau 1)

L'ischémie colique résulte d'une défaillance hémodynamique générale ou locale, qu'elle soit occlusive ou non, naturelle ou iatrogène. Le plus souvent, plusieurs facteurs étiologiques sont retrouvés.
Les atteintes vasculaires non obstructives sont les plus fréquentes (95 % pour Druart [6]), souvent associées à des pathologies obstructives. Elles sont en rapport avec un bas débit relatif local ou général : il s'agit principalement du collapsus cardiovasculaire (choc hypovolémique [7], cardiogénique, septique, anaphylactique [8]), de l'insuffisance cardiaque (aiguë ou chronique), des troubles du rythme cardiaque, de l'effort physique de longue durée [9] et de l'action de certains médicaments : anti-hypertenseurs, diurétiques, vasoconstricteurs [10, 11] et pénicillines.
Les causes obstructives sont incriminées dans environ 50 % des cas : thromboses et embolies des artères mésentériques [12, 13], traumatismes abdominaux externes, thromboses des veines mésentériques [14], vascularites [15-17], obstruction colique et maladies hématologiques [18, 19]. Il faut, dans cette catégorie, citer les thromboses artérielles en rapport avec la prise d'stroprogestatifs : les strogènes semblent être les principaux responsables [20] car depuis l'utilisation des pilules minidosées, l'atteinte mésentérique est devenue exceptionnelle [21]. Les neuroleptiques sont aussi incriminés dans les formes obstructives, occasionnant le plus souvent une colite nécrosante : le mécanisme évoqué est une atonie digestive provoquant une hyperpression intracolique et des troubles hémodynamiques responsables de thromboses des petits vaisseaux [22, 23].
La responsabilité des anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) dans la CI n'est pas démontrée [24]. Dans une série française portant sur 88 patients consécutifs atteints de CI non gangréneuse, une prise d'AINS était retrouvée chez 20 patients (23 % des cas) [2]. Dans une étude cas-témoin, les mêmes auteurs ont mis en évidence une association significative entre la prise d'AINS et la survenue d'une colite ischémique chez les patients âgés de plus de 60 ans [25]. Les AINS pourraient favoriser la survenue de CI en augmentant les résistances vasculaires du territoire splanchnique par l'intermédiaire d'une diminution de l'activité de la cyclooxygénase qui intervient dans la synthèse des prostaglandines vasodilatatrices [26].
Une des circonstances étiologiques les plus fréquentes de CI en milieu hospitalier est représentée par la chirurgie de l'aorte abdominale (prothèses aortiques ou aorto-bifémorales) souvent responsable de troubles de la vascularisation des artères à destination colique.
L'origine des colites ischémiques est le plus souvent multifactorielle, plusieurs facteurs étiologiques pouvant coexister chez le même patient [27]. L'exemple le plus fréquent est celui du sujet âgé, hypertendu, chez qui un traitement antihypertenseur a été prescrit, et présentant une colite ischémique : la responsabilité du médicament et/ou de l'hypertension artérielle peut être évoquée.
Les CI du sujet jeune existent : elles sont souvent dues à un effort excessif (course à pied). Baska et al. [28] ont retrouvé la présence de sang dans les selles chez 85 % des coureurs d'un marathon. Ce phénomène est expliqué par la baisse des débits sanguins splanchnique et rénal au cours de l'effort (hypoxie, déshydratation, "effet vol" de la vascularisation musculaire), et de l'augmentation des catécholamines entraînant une vasoconstriction des territoires mésentériques et rénaux.

Diagnostic

Clinique (figure 2)

Le tableau clinique des CI n'a rien de spécifique. Les symptômes sont d'apparition brutale, chez un patient sans antécédent digestif particulier. La CING peut se révéler sous la forme de douleurs abdominales à type de crampes, le plus souvent au niveau du flanc et de la fosse iliaque gauches (environ 70 % des cas), d'une diarrhée aiguë (60 %) ou de rectorragies (80 %). La séquence associant ces trois signes est présente dans 40 % des cas. Un décalage thermique est noté dans environ 60 % des cas. L'examen clinique peut mettre en évidence une distension abdominale modérée et une défense dont le siège dépend du segment colique atteint. Dans le contexte particulier de la chirurgie aortique, les CI se manifestent le plus souvent dans les 48 heures suivant l'intervention, sous la forme de diarrhées et de rectorragies.
La CIG, plus rare, peut se révéler d'emblée ou survenir secondairement, après une CING. La symptomatologie est plus alarmante : le tableau est souvent celui d'une péritonite, le diagnostic de CI étant souvent porté en peropératoire [29]. Des rectorragies massives sont rares mais peuvent être responsables d'un choc hémorragique souvent grave et fatal.
Les formes sténosantes peuvent se révéler par un syndrome occlusif, secondaire à une CI initialement passée inaperçue ou dont les symptômes ont été négligés par le patient.

Morphologie (figure 3)

Les lésions coliques peuvent être mises en évidence par la radiologie conventionnelle ou par l'endoscopie. Aucun aspect n'est cependant spécifique.
Le cliché d'abdomen sans préparation peut montrer une paroi colique festonnée ou une diminution des haustrations et du calibre du côlon, non spécifique.
L'opacification colique met en évidence des images en empreintes de pouce dues à l'dème et à l'hémorragie sous-muqueuse, des spicules traduisant des ulcérations et des sténoses [30]. L'examen tomodensitométrique abdominal peut mettre en évidence un épaississement non spécifique de la paroi colique.
La coloscopie apporte les meilleurs arguments diagnostiques grâce à la visualisation directe de la muqueuse et à l'analyse des biopsies. L'examen doit être réalisé avec prudence, après s'être assuré de l'absence de perforation colique, par un endoscopiste expérimenté qui évitera une insufflation colique trop importante. Le caractère segmentaire des lésions observées en endoscopie est très évocateur d'une origine ischémique. La fréquence des localisations décroît du rectum vers le caecum (figure 4) : 75 % intéressent le côlon gauche et le recto-sigmoïde, 15 % le côlon transverse et 10 % le côlon droit [4, 31]. Suivant les séries, la localisation préférentielle des lésions diffère : l'angle gauche serait le plus atteint du fait de la zone de faiblesse vasculaire (point de Griffith) à ce niveau [4], alors que 60 % des lésions se situeraient au niveau du rectum et du sigmoïde (faiblesse vasculaire du point de Südeck) pour certains auteurs [2, 32, 33].
Il est classique de décrire trois stades de lésions (figure 5) [7, 34] :
- d'abord, une muqueuse congestive, pétéchiale avec zones rougeâtres purpuriques en nappe, sans ulcérations (1er et 2e jours) ;
- puis, des ulcérations plutôt longitudinales ou confluentes "à l'emporte-pièce" (3e au 7e jour) ;
- plus tardivement, les ulcérations s'étendent, la muqueuse est abrasée avec des hématomes, prenant une teinte noirâtre : c'est la CIG, grave et du ressort de la chirurgie.
L'artériographie n'est que très rarement réalisée, essentiellement lorsque la coloscopie n'est pas possible ou lorsque l'hémorragie est très importante. Son apport diagnostique est décevant car elle ne permet pas d'apprécier les lésions vasculaires très distales.

Biologie

La biologie est peu contributive [3] : dans 6 % des cas, on observe une polynucléose neutrophile transitoire. L'anémie (< 11 g/dl) n'est présente que dans un tiers des cas, montrant ainsi que les rectorragies sont la plupart du temps peu abondantes et de courte durée. Les coprocultures et l'examen parasitologique des selles ne permettent jamais d'isoler des germes pathogènes. En cas de CIG, une acidose métabolique et une insuffisance rénale oligo-anurique peuvent être observées.

Anatomie pathologique

La muqueuse est le siège initial des lésions. Les aspects sont variables suivant la sévérité de l'ischémie. Les lésions les plus précoces sont représentées par l'dème de la muqueuse puis de la sous-muqueuse, associé à un décollement de l'épithélium de surface. La présence de silhouettes de cryptes dans le chorion est un des premiers signes de nécrose (figure 6). A ce stade, ces lésions définissent la CING. La réparation peut se faire soit ad integrum, soit avec une fibrose du chorion (avec cryptes diminuées de calibre) réalisant une atrophie en aires [35].
Si l'ischémie persiste, on observe alors une atteinte des couches sous-jacentes, avec nécrose du chorion, celui-ci ne faisant plus obstacle aux bactéries coliques : il s'agit alors de la forme gangréneuse. S'il y a réparation, la fibrose remplace les couches lésées aboutissant à une sténose [36, 37] ; dans le cas contraire, il en résulte un infarctus massif entraînant une péritonite par perforation ou diffusion.

Diagnostic différentiel

Les CI se manifestant par un tableau de colite aiguë, il importe d'éliminer avant tout une colite infectieuse ou une colite inflammatoire (rectocolite hémorragique) sur les aspects endoscopiques, histologiques et les examens bactériologiques et parasitologiques. Les sigmoïdites diverticulaires seront évoquées principalement sur les données de l'imagerie (lavement aux hydrosolubles ou scanner abdominal).
En cas de forme gangréneuse d'emblée, les autres étiologies de péritonites aiguës peuvent être évoquées (perforation d'organe creux par exemple), mais le diagnostic est en général porté en peropératoire.

Traitement

La CING relève d'un traitement médical symptomatique [38] qui associe une alimentation parentérale stricte ou entérale sans résidus pour certains, une réhydratation, un traitement antibiotique (le métronidazole est souvent utilisé) dont l'efficacité n'est pas démontrée et la suppression du ou des facteur(s) favorisant l'ischémie colique (notamment les médicaments délétères). Aucune thérapeutique n'a démontré d'efficacité sur l'amélioration du flux sanguin mésentérique.
Le traitement des formes gangréneuses est chirurgical. L'exploration colique retrouve un côlon le plus souvent sphacélé, perforé ou préperforatif. Il est nécessaire de protéger la résection par une stomie ou de réaliser une intervention de Hartmann pour les lésions du côlon gauche. La colite ischémique est la troisième indication (14 %) d'intervention de Hartmann après les complications de la maladie diverticulaire (43 %) et les cancers colorectaux (36 %) [39]. 90 % de ces interventions pour colites ischémiques sont réalisés dans le cadre de l'urgence. Le principal problème est de définir la zone colique saine où la section pourra être réalisée car il est difficile de définir macroscopiquement la limite de l'ischémie colique, celle-ci étant plus étendue au niveau de la muqueuse colique qu'au niveau de la séreuse.
Outre les CI gangréneuses, le traitement chirurgical est indiqué dans les formes prolongées de CI, et en cas de sténose colique séquellaire symptomatique.

Évolution (figure 7)

Pour la CING, on observe dans plus de 50 % des cas une résolution complète de la symptomatologie en 4 à 8 jours en moyenne, et des lésions endoscopiques en 2 semaines environ.
Si les lésions sont sévères, l'évolution peut se faire soit vers une forme prolongée où diarrhées et rectorragies persistent et peuvent amener à la chirurgie, soit vers la gangrène secondaire, soit vers la sténose ischémique [27].
L'évolution vers la sténose ischémique est rare (6 % des cas environ) ; elle se traduit, après environ 3 mois, par des épisodes subocclusifs à répétition évoluant vers la chronicité ou vers un réel syndrome occlusif avec risque de perforation colique.
La durée moyenne d'hospitalisation est de 10 jours [2]. La mortalité de la CING est d'environ 8 % et celle de la CIG de 80 %.
 

CONCLUSION:


La CI est une affection fréquente dont l'origine est le plus souvent multifactorielle. Bien qu'elle réalise un tableau clinique, radiologique et endoscopique totalement non spécifique, son diagnostic est souvent porté devant l'existence de facteurs liés au terrain (âge, insuffisance vasculaire, prises médicamenteuses).
Si la CI non gangréneuse est d'évolution favorable et ne nécessite qu'un traitement médical symptomatique, la CI gangréneuse garde un pronostic sombre malgré une prise en charge chirurgicale appropriée.
  


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