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Date de mise
sur le site |
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Fiche pratique |
Dr D.Mennecier |
29/08/02 |
Encéphalopathie
hépatique
Encéphalopathie
hépatique
Ce terme regroupe l'ensemble des manifestations
neuro-psychiques secondaires à l'insuffisance hépatocellulaire.
La physiopathologie est mal connue.
L'encéphalopathie hépatique:
3 stades cliniques de gravité croissante
- stade I
est caractérisé par l'existence d'un astérixis
(ou flapping tremor)
- précoce
- grande valeur
- quasi constant
- il correspond à de brèves
interruptions du tonus musculaire ce n'est pas un tremblement
, battements en aile de papillon
- stade II
- astérixis,
- difficultés d'attention
- d'idéation
- désorientation temporo-spatiale,
- inversion du rythme nycthéméral
(somnolence diurne et insomnie nocturne)
- stade III
correspond au coma hépatique
- hypertonie extrapyramidale
- réflexes ostéo-tendineux
vifs puis abolis,
- signe de Babinski uni- ou bilatéral,
- rarement des crises convulsives.
- On note souvent un foetor hepaticus
- odeur douceâtre de l'haleine
- serait due à des substances aromatiques
d'origine intestinale non détruites par le foie
- hyperventilation responsable d'une alcalose
respiratoire.
L'hypothèse principale fait appel
à une altération de la neurotransmission sous l'effet
de substances toxiques produites dans le tube digestif.
Ces substances, qui ne seraient plus éliminées
par le foie du fait de l'insuffisance hépatocellulaire
et des shunts porto-caves, sont inconnues.
On a incriminé
- l'ammoniac,
- les acides gras à chaîne
courte,
- les mercaptans,
- de faux neurotransmetteurs élaborés
à partir d'acides aminés aromatiques,
- la sérotonine,
- l'acide g-aminobutyrique,
- des " benzodiazépines endogènes
", etc.
Voir Fiche développant les différentes
étiologies possibles : Physiopathologie
de l'Encéphalopathie hépatique