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"Nous remercions les Editions Masson qui ont accepté à titre gracieux la reproduction
de l'ensemble de ces textes issus de leur fonds éditorial"


Traitement de l'hépatite chronique C chez les enfants
Olivier BERNARD (1)

(1)Service d'hépatologie pédiatrique, Hôpital Bicêtre, Le Kremlin-Bicêtre

Gastroentérologie clinique & biologique 2002; 26: 206-209
© Masson, Paris, 2002

 

Gastroentérologie clinique & biologique

 

Des deux variétés principales d'hépatite C de l'enfant, l'une, qui fait suite à une contamination transfusionnelle avant 1990 [1], est en train de disparaître du champ de la pédiatrie pour être prise en charge par les médecins d'adultes, et l'autre, qui fait suite à la transmission du virus de la mère à son enfant [2], commence à être évaluée dans son importance numérique et ses conséquences pratiques.


Hépatites C post-transfusionnelles

Évolution naturelle

Parmi les enfants contaminés par le virus de l'hépatite C (VHC) après une ou plusieurs transfusions, le pourcentage d'enfants dont l'hépatite évolue vers la chronicité varie de 44 % [3] à 70 % [4]. L'hépatite aiguë est rarement ictérique et les enfants porteurs chroniques du VHC sont asymptomatiques. Chez ces derniers, l'activité des aminotransférases durablement normale dans un cas sur trois et modérément augmentées dans les autres cas. Les examens histologiques du foie faits chez 150 enfants contaminés par une transfusion de sang ou de dérivés du sang [3] [4] [5] [6] [7] [8] montrent, avec un recul de 2 à 10 ans, des lésions d'" hépatite chronique persistante " chez 71 enfants, des lésions d'" hépatite chronique active " chez 68 enfants (activité sévère chez 4 enfants) et une cirrhose chez 10 enfants. Les formes sévères et les cirrhoses sont observées chez des enfants ayant reçu des transfusions multiples pour une hyperhémolyse constitutionnelle [5] ou des chimiothérapies pour cancer [7], ou ayant une co-infection par le virus de l'hépatite B [4] ou un déficit immunitaire [9]. Cela suggère que des facteurs ajoutés au VHC (surcharge en fer, infection par des virus multiples, modification de l'immunité) augmentent la gravité des lésions histologiques du foie chez les enfants. Quelques observations d'évolution cirrhogène rapide ont ainsi été décrites chez des enfants ayant un déficit immunitaire [9] ou au cours d'une chimiothérapie [7], et les rares observations de décompensation hépatique à l'adolescence concernent des malades ayant une surcharge en fer associée [10] ou un déficit immunitaire [11]. Dans l'article rapportant le plus grand nombre d'examens histologiques du foie chez des enfants porteurs chroniques du VHC [12], dont la majorité étaient contaminés à la suite d'une transfusion, aucune des biopsies faites chez les 109 enfants étudiés ne montrait de signe de cirrhose, et des lésions d'hépatite active sévère n'étaient présentes que chez 4 enfants. Des lésions histologiques plus importantes ont cependant été décrites dans une étude de 40 enfants ayant été contaminés par des voies variées, mais principalement par des produits sanguins ou dérivés du sang, avec un recul moyen de 6 ans : des lésions de cirrhose étaient présentes chez 8 % des enfants et des lésions de fibrose porto-centrolobulaires en pont avec désorganisation de l'architecture du lobule étaient présentes chez 22 % des enfants [9]. Ce même travail décrit une corrélation entre le degré d'activité histologique et l'activité sérique des aminotransférases, d'une part, et entre le niveau de la fibrose et l'ancienneté de l'hépatite, d'autre part.
L'évolution à moyen terme peut être estimée à partir des résultats présentés dans 4 publications
l'étude de Garcia-Monzon et al. [13] rapporte les résultats d'une étude histologique du foie faite chez 15 enfants porteurs chroniques du VHC ayant reçu une transfusion unique de sang, pour la plupart en période néonatale, avec un intervalle moyen de 11 ans après la transfusion. Les lésions histologiques étaient minimes dans tous les cas et beaucoup moins sévères que dans un groupe d'adultes étudiés dans des conditions semblables ;
l'étude de Locasciulli et al. [14] rapporte l'évolution de 56 enfants porteurs de l'ARN du VHC en fin de chimiothérapie pour une leucémie aiguë ; avec un recul de 13 à 27 ans (en moyenne 17 ans), 16 malades sont considérés comme guéris (ARN du virus de l'hépatite C négatif et activité des aminotransférases normale de façon durable) et 40 sont porteurs chroniques du VHC ; parmi ces derniers, l'activité des aminotransférases est durablement normale chez 36 malades et aucun n'a présenté de signe de décompensation hépatique ;
l'étude de Vogt et al. [15] rapporte l'évolution de 67 enfants porteurs d'anticorps anti-VHC après une circulation extracorporelle pour chirurgie cardiaque ; avec un recul de 12 à 27 ans (en moyenne 20 ans), 30 malades sont considérés comme guéris (ARN du virus de l'hépatite C négatif et activité des aminotransférases normale de façon durable) et 37 sont porteurs chroniques du VHC ; parmi ces derniers, l'activité des aminotransférases est durablement normale chez 36 ; les examens histologiques du foie ne montrent pas de fibrose chez 14 des 17 malades étudiés et chez les trois autres, la fibrose peut s'expliquer par la persistance d'une pathologie cardiaque ;
l'étude de Strickland et al. [16] présente les résultats de l'étude histologique du foie de 35 malades contaminés par le VHC au cours du traitement d'une maladie maligne pendant l'enfance (comportant radiothérapie, chimiothérapie et parfois greffe de moelle), avec un recul allant jusqu'à 27 ans : des lésions de cirrhose probable ou certaine étaient présentes chez 3 malades, 9 ans, 20 ans et 27 ans après le traitement de la maladie maligne.
L'ensemble de ces résultats suggère que, dans la très grande majorité des cas, une hépatite chronique C post-transfusionnelle débutant dans l'enfance est une maladie relativement bénigne à court et moyen terme, mais que des lésions plus sévères peuvent être présentes, en particulier en cas de pathologie associée. L'évolution à long terme n'est pas connue.


Traitement

Interféron seul

Les données publiées ont fait récemment l'objet d'une analyse rétrospective [17] qui rassemble 366 enfants traités et 105 enfants contrôles non traités, répondant aux critères suivants : âges de 2 à 19 ans, positivité de l'ARN du VHC par PCR dans le sérum, sérologie négative pour le virus de l'immunodéficience humaine (VIH), absence de traitement antérieur par l'interféron, interféron donné à des doses variant de 1,75 à 5 millions d'unités par m2 de surface corporelle, trois fois par semaine pendant 6 mois à 1 an, efficacité jugée sur la négativation de l'ARN sérique du VHC persistant au moins 6 mois après l'arrêt du traitement et absence de traitement immunosuppresseur. L'ARN du VHC était négatif dans le sérum chez 54 % des enfants en fin de traitement et chez 36 % 6 mois après l'arrêt du traitement. Dans le groupe contrôle, 5 % des enfants non traités suivis pendant un an ont eu une négativation spontanée et durable de l'ARN du VHC dans le sérum. L'analyse des résultats en fonction du génotype (précisé chez 91 enfants traités) montre une réponse persistant 6 mois après l'arrêt du traitement chez 25 % des enfants infectés par un virus de génotype 1 et chez 70 % des enfants infectés par un virus de génotype non 1 (p < 0,001). Il n'y avait pas de différence significative en fonction de la dose d'interféron et de la durée du traitement. Les effets secondaires sont ceux qui étaient déjà connus chez les enfants traités pour une hépatite chronique B : syndrome pseudo-grippal suivant les premières injections, perte de poids et ralentissement de la croissance, neutropénie, alopécie et crise convulsive hyperthermique.
Ces résultats sont voisins de ceux qui ont été décrits chez les adultes. On ne dispose pas de données sur l'évolution au-delà de 6 mois après l'arrêt du traitement et sur l'influence de la virémie quantitative et de l'histologie hépatique avant traitement sur les effets du traitement.

Interféron et ribavirine

Les données publiées concernent 23 enfants et jeunes adultes guéris d'une maladie maligne et porteurs chroniques du VHC [18], [19]. L'activité des aminotransférases était supérieure à la normale chez 13 malades et l'histologie hépatique, étudiée chez 12 malades, montrait des lésions dites modérées. Les doses d'interféron étaient de 5 à 6 millions d'unités par m2 administrés 3 fois par semaine et la dose de ribavirine de 15 mg/kg/j. Le traitement a été donné pendant un an. Douze mois après l'arrêt du traitement, l'ARN du VHC était négatif dans le sérum et l'activité des aminotransférases était normale chez 13 des 23 malades. Cette réponse était observée chez les 5 malades infectés par un virus de génotype 3 et chez 8 des 17 malades infectés par un virus de génotype 1. Outre les effets secondaires décrits pour l'interféron, deux malades ont présenté des signes d'hyperhémolyse. Ces résultats sont comparables, sur une bien moindre échelle, à ceux qui sont décrits chez les adultes.


Transmission de la mère à son enfant

Évolution naturelle

Dans pratiquement tous les cas, les enfants contaminés à partir de leur mère sont asymptomatiques [20]. L'ARN du VHC est trouvé dans le sérum entre 1 et 6 mois [21]. Les anticorps anti-VHC restent habituellement détectables, correspondant d'abord aux anticorps transmis par la mère puis aux anticorps propres à l'enfant. Dans quelques cas, une " fenêtre sérologique " peut être observée pendant laquelle les anticorps transmis par la mère ne sont plus détectables et les anticorps de l'enfant ne le sont pas encore, alors que la positivité durable de l'ARN du VHC indique que l'enfant est infecté [22]. Chez les enfants qui n'ont pas été co-infectés par le VIH, les anti-VHC sont en règle détectables à l'âge de 24 mois. En revanche, chez les enfants co-infectés par le VIH, cette fenêtre sérologique peut durer plusieurs années [23].
L'activité des aminotransférases peut être élevée ou normale. C'est souvent au cours des deux premières années que l'activité des aminotransférases est la plus élevée, parfois fluctuante [20]. Elles tendent, en moyenne, à diminuer spontanément avec le temps. Trois articles rapportent au total six observations d'insuffisance hépatocellulaire grave, survenues avant l'âge d'un an [21], [24], [25]. L'un des six enfants était co-infecté par le VIH.
Chez les enfants contaminés par le VHC seul, une négativation spontanée et durable de l'ARN du VHC dans le sérum peut s'observer au cours des trois premières années [26] [27] [28] [29]. Dans ces cas, l'activité des aminotransférases reste normale et les anticorps anti-VHC demeurent détectables pendant de nombreuses années, mais peuvent finalement disparaître. On peut raisonnablement espérer que ces enfants sont guéris.
L'expérience du service d'hépatologie pédiatrique de Bicêtre porte sur 70 enfants infectés par le VHC seul, âgés de deux à quinze ans, et dont l'origine de la contamination était leur mère porteuse chronique du VHC. Dix-huit (25 %) de ces enfants sont probablement guéris car, de façon durable, l'ARN du VHC est négatif dans le sérum et l'activité des aminotransférases est normale. Cinquante-deux enfants (75 %) sont devenus porteurs chroniques du VHC. Parmi ceux-ci, l'activité des aminotransférases est durablement normale chez 22 enfants, située entre 1 et 2 fois la normale chez 25 et supérieure à 2 fois la normale chez 5 enfants. Les biopsies hépatiques à l'aiguille faite chez quatre de ces derniers enfants à des âges de 3 à 12 ans ont montré des lésions d'activité et de fibrose minimes. Ces données et celles qui sont publiées dans la littérature indiquent que chez les enfants contaminés à partir de leur mère et devenus porteurs chroniques, l'évolution à moyen terme est bénigne dans la quasi-totalité des cas. Une publication fait état de lésions histologiques d'hépatite active sévère, sans cirrhose, chez un enfant âgé de 8 ans [29] [30] [31].


Traitement

Interferon seul

Une tentative de traitement par l'interféron a été faite chez 7 enfants rapportés dans la littérature : dans 3 cas, une négativation durable de l'ARN du VHC a été observée ; quatre enfants n'ont pas répondu au traitement ou ont rechuté à son arrêt [20], [30], [32], [33].

Interféron et ribavirine

Des résultats préliminaires ont été récemment présentés sous forme de résumé [34]. Douze enfants contaminés par le VHC de leur mère ont été traités, à des âges variant de 3 ans et demi à 16 ans, par l'interféron recombinant (5 millions d'unités par m2 trois fois par semaine) et la ribavirine (15 mg/kg/j) pendant un an. Douze mois après l'arrêt du traitement, l'ARN du VHC était négatif et l'activité des aminotransférases était normale chez 8 des 12 enfants traités. Des effets secondaires décrits comme " considérables " ont été observés chez 20 % des enfants

Conclusion

Les traitements par l'interféron seul ou par l'interféron associé à la ribavirine donnent, chez les enfants porteurs chroniques du VHC, des résultats voisins de ceux qui sont observés chez les adultes. L'indication du traitement est à nuancer en fonction de la relative bénignité à moyen terme dans la majorité des cas et des effets secondaires des médicaments. Il est particulièrement important de noter que le traitement par l'interféron a été associé à des anomalies neurologiques graves, de type diplégie spastique, chez des enfants traités avant l'âge d'un an pour hémangioendothéliome [35] et que des crises convulsives peuvent compliquer les réactions fébriles suivant l'injection d'interféron chez les enfants de moins de 5 ans.


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