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Fiches pratiques
Fièvre méditerranéenne
familiale (maladie périodique)
Historique
- Forme abdominale 1945 Siegal à New
York, péritonite paroxystique bénigne
- Décrite en 1951 par Cattan et Mamou
à Paris
- Israéliens : nom de fièvre
méditerranéenne familiale (familial mediterranean
fever)
- 1992 gène de l'affection est localisé
sur le bras court du chromosome 16.
- 1972 : colchicine
Épidémiologie
- Juifs séfarades 29 % (originaires
d'Afrique du Nord)
- Arméniens 53 %
- Arabes du Levant.8 %
- Juifs ashkénazes 3 %
- Turcs 4 %
- Pas d'atteintes
- Arabes, aucun péninsule arabique (Arabie
Saoudite, Koweït, Qatar, Émirats et Yémen)
ou au Soudan.
- Irak et la Haute Égypte sont deux
régions non méditerranéennes touchées.
- Majorité des cas, la maladie ne touche
qu'une seule génération.
- Symptomatologie clinique diffère selon
les ethnies.
- accès thoraciques ->Arméniens,
- articulaires -> Juifs
- amylose -> Juifs séfarades originaires
d'Afrique du Nord
Aspects cliniques
- Age du début
- première décennie dans 53 %
des cas,
- deuxième 29 %
- troisième 14 %
- quatrième 3 %
- après 40 ans, dans 1 % des cas
- Les accès
- accès aigus fébriles
- localisation abdominale
- articulaire
- thoracique
- cutanée.
- dure de 1 à 3 jours
- accès se répètent de
façon imprévisible sans caractère périodique
vrai.
- Aucun facteur déclenchant
- volontiers précédés
de manifestations prémonitoires
- Au plan évolutif, on distingue
- formes sévères (une crise par
semaine ou davantage),
- formes moyennes (entre 1 à 3 crises
par mois),
- formes légères (entre 1 à
11 crises par an).
- Entre les accès, le patient va bien
- présence d'une splénomégalie,
16 à 40 %
L'accès abdominal
- 95 à 100 % des cas
- Inaugural chez la moitié des patients.
- Tableau de la péritonite paroxystique
bénigne de Siegal
- Localisée initialement dans l'hypocondre
droit, l'épigastre, la fosse iliaque droite,
- Puis diffuse à tout l'abdomen, intense,
plie le malade en deux ;
- Associée
- Malaise avec fièvre,
- Tachycardie
- Vomissements
- Arrêt des matières et des gaz.
- Défense
- Contracture localisée ou généralisée,
- Douleur aux touchers pelviens.
- Ce tableau peut mener à l'intervention
chirurgicale :
- lors de la première crise ;
- lorsque la crise ne ressemble pas aux crises
habituelles ;
- lorsqu'existent de façon persistante
des niveaux liquides sur les clichés d'abdomen sans préparation.
- L'occlusion par strangulation du grêle
sur bride est une complication rare mais classique de l'affection.
L'accès thoracique
- Atteinte pleurale
- Rarement péricardique.
- Fréquence selon les ethnies
- 76 % des malades arméniens
- 43 % des patients juifs séfarades
- Douleur basithoracique intense
- Inhibant l'inspiration
- Dyspnée spectaculaire.
- Epanchement pleural minime est parfois constaté.
Manifestations articulaires
- Fréquence de 60 % chez l'enfant, 30
% chez l'adulte.
- Arthralgies soir effort, fièvre cédant
au repos,
- Arthrites mono ou oligoarticulaires genoux
chevilles épaules coudes.
- Formes prolongées
- genou ou la hanche
- monoarthrite à début brusque
se prolongeant des mois,
- amyotrophie
- déminéralisation sous-chondrale.
- La guérison est souvent totale.
- Une arthropathie destructrice chronique possible.
- Antigène HLA-B 27 absent.
Fièvre
- fièvre précède ou accompagne
tous les accès.
- absence doute diagnostic.
Manifestations diverses
- Manifestations cutanées
- placards érythémateux et érysipélatoïdes
- 15 à 50 cm2
- tiers inférieur de jambe
- dos du pied,
- limites nettes
- urélevés
- inflammatoires
- très douloureux.
- 2,9 % à 8 %
- Purpura non thrombopénique rare (3
% des cas) ;
- Myalgies fébriles
Diagnostic
critères proposés comprennent
:
- Crises fébriles de brève durée
se reproduisant à intervalles variables ;
- Manifestations douloureuses abdominales,
thoraciques, articulaires, cutanées, accompagnées
de fièvre ;
- Absence d'autres causes
- purpura rhumatoïde
- périartérite noueuse
- oedème angio-neurotique familial
- porphyrie aiguë intermittente
- Existence d'une amylose ;
- Existence de cas familiaux ;
- Appartenance du sujet à une des ethnies
touchées.
trois premiers critères doivent être
réunis.
trois derniers, inconstants,
Amylose
- Amylose AA.
- Dépôts amyloïdes
- rein
- rate,
- tube digestif
- surrénales.
- foie rarement atteint.
- Avant l'introduction de l'hémodialyse
et de la transplantation rénale, plus de 70 % des Juifs
séfarades mourant d'insuffisance rénale décédaient
avant l'âge de 30 ans
- Avant l'utilisation de la colchicine, Pras
et al. avaient montré une corrélation inverse
entre la prévalence de l'amylose et le nombre de patients
survivant après 40 ans
- La colchicine donnée de manière
continue à la dose quotidienne de 1 à 2 mg prévient
l'apparition de l'amylose rénale.
- La colchicine prévient l'apparition
de l'amylose chez les malades dont les accès ne répondent
pas à la colchicine ;
Traitement
- La colchicine administrée per os
de façon continue à la dose de 1 à 2 mg
par 24 h
- traitement préventif efficace des
accès de la maladie périodique.
- disparition totale des accès 60 à
75 % des cas ;
- 7 à 10 % des sujets ne répondent
pas
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