Hepatoweb.com
AvantGo©
Fiches pratiques
Le virus de l'hépatite
E
Le virus
- En immunomicroscopie électronique,
le virus de l'hépatite E (VHE) (sphère de 27 à
34 nm de diamètre hérissée de spicules)
- Sensible aux fortes concentrations salines
et aux opérations de congélation-décongélation.
- Propriétés physiques sont proches
de celles des calicivirus
Épidémiologie
- Chez l'homme, le virus ingéré
franchit la barrière muqueuse intestinale pour gagner
la circulation sanguine.
- L'ARN-VHE y est détecté par
amplification génomique quelques jours avant le début
de la maladie et jusqu'à plus de 100 jours après
l'apparition de l'ictère
- Hépatotrope, il se réplique
dans le cytoplasme des hépatocytes où son antigène
peut être mis en évidence
- Il est rejeté avec les selles où
son excrétion précède les premiers symptômes
d'au moins quatre jours.
- Elle persiste pendant la phase ictérique,
généralement pendant une douzaine de jours
L'existence d'un réservoir animal
est hautement probable.
- Des macaques sauvages se sont révélés
porteurs d'anticorps anti-VHE lors de leur capture
- En milieu épidémique, des anticorps
ou des protéines spécifiques du VHE ont été
trouvés dans le sérum de cochons, de rats, de poulets
[16]. Le rat de laboratoire est sensible à l'infection
par le VHE
Le mode de transmission principal du VHE est
indirect, par la voie fécale-orale.
La contamination résulte de l'ingestion
d'eau ou d'aliments souillés
La distribution géographique du VHE
n'est encore qu'imparfaitement établie par l'observation
clinique et par les enquêtes sérologiques.
Il sévit surtout dans les régions
où l'hygiène de l'eau est précaire.
- L'Asie du Sud-Est,
- le sous-continent indien,
- le sud de la Sibérie,
- une partie de l'Afrique,
- le Mexique
La prévalence des anticorps dans la
population générale varie de 5 % à 25 %.
En Inde, faible avant l'âge de 10 ans,
elle atteint un plateau à partir de 16-25 ans, autour de
40 %
Clinique
Individuellement, l'hépatite E aiguë
dans sa forme commune est indiscernable des autres hépatites
virales aiguës
- La durée de l'incubation va de 15
à 75 jours avec une moyenne de 36 jours.
- La phase prodromique peut être très
brève, voire absente ou durer jusqu'à plus de deux
semaines.
- syndrome infectieux d'allure grippale
- douleurs hépatiques
- nausées ou vomissements.
- L'intensité de l'ictère est
très variable.
- Exanthème est noté dans moins
de 5 % des cas.
- L'évolution la plus habituelle est
bénigne.
- Des formes prolongées ont cependant
été décrites
- La guérison ne laisse pas de séquelle.
- On ne connaît pas d'évolution
vers la cirrhose.
- La fréquence des formes fulminantes
ou subfulminantes constitue la caractéristique la plus
remarquable de l'hépatite E.
- La femme enceinte y est plus particulièrement
exposée. Leur incidence va croissant à mesure que
l'on approche du terme de la grossesse, entraînant une
mortalité d'environ 20 % au cours du troisième
trimestre
- Mais chez l'homme et chez la femme non enceinte,
les formes graves sont également plus fréquentes
que dans les autres hépatites virales.
- En Inde, le VHE intervient pour une part
importante dans les hépatites fulminantes de l'enfant,
soit seul, soit en association Il se trouve ainsi crédité
d'une mortalité atteignant 1 % à 2 % des malades
hospitalisés, parfois plus. Les causes immédiates
du décès sont, par ordre décroissant de
fréquence, l'encéphalopathie, l'insuffisance rénale,
les hémorragies du postpartum, les hémorragies
digestives hautes.
Diagnostic
- Au début de la maladie, les anticorps
anti-VHE de type IgM s
- Les anticorps de type IgG sont également
présents dès le début de la maladie
- l'ARN viral dans le sérum ou dans
les selles par amplification génomique
Traitement, prophylaxie
En l'absence de principe actif contre le VHE,
le traitement à la phase aiguë reste symptomatique,
en prenant soin d'éviter tout médicament susceptible
d'induire une hépatotoxicité surajoutée.
Dans les formes fulminantes ou subfulminantes, la transplantation
hépatique, là où la technique est disponible,
connaît des indications que l'on peut assimiler à
celles posées dans les mêmes circonstances pour les
malades atteints d'hépatite A.
La prophylaxie repose de façon primordiale
sur l'hygiène de l'eau et des effluents.
Haut de Page
© 2000-2009 hepatoweb.com
Dr Didier Mennecier - All rights reserved