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Fiches pratiques
Porphyrie cutanée
tardive
Rappel biochimique et épidémiologique
- porphyries
- pigments rouges
- structure cyclique
- tétrapyrrolique.
- porphyrie cutanée tardive caractérisée
- par déficit en uroporphyrinogène-décarboxylase
(UPG-D), intracytosolique dont le gène est situé
sur le chromosome 1.
- déficit conséquence augmentation
des porphyrines sanguines et cutanées à l'origine
de la photosensibilité.
Trois ou quatre types de PCT peuvent être
individualisés :
- type I = (PCT sporadique),
- déficit exclusivement hépatique
de l'activité enzymatique.
- patients masculins
- 40 et 50 ans
- 85 % des PCT en France
- atteinte hépatique N.
- type II = (PCT familiale)
- déficit tissulaire diffus de l'enzyme
- maladie autosomique dominante
- plus précoce
- également dans les deux sexes
- type III exceptionnel = (porphyrie hépato-érythrocytaire
- forme homozygote de la PCT familiale
- type IV discuté ( forme toxique)
- inhibition de l'UPG-D intra-hépatique
- induite par un agent chimique exogène.
Diagnostic et manifestations hépatiques
- signes cutanés
- fragilité de la peau
- lésions bulleuses prédominant
sur les régions découvertes,
- survenant après exposition solaire
- hyperpigmentation.
- hépatomégalie taille variable.
Manifestations biologiques
- augmentation
- transaminases
- phosphatases alcalines.
- Le fer sérique et la ferritinémie
- diagnostic de PCT repose
- augmentation des porphyrines urinaires,
- isomère I de l'uroporphyrine
- isomère III de la porphyrine hépatocarboxylique,
- coproporphyrines
- rapport uroporphyrines/coproporphyrines >
3.
- deux précurseurs
- acide delta-aminolévulinique
- porphobilinogène
- type de PCT
- déterminé par le dosage de
l'activité UPG-D érythrocytaire
- normale dans le type I,
- diminuée de 50 % dans le type II
- effondrée à 10 % de sa valeur
dans la porphyrie hépato-érythrocytaire
Les manifestations histologiques d'une hépatopathie
chronique
- lésions histologiques du foie variables,
- soit mineures à type de stéatose,
sidérose et inflammation portale discrète,
- soit majeures à type de fibrose ou
cirrhose.
- hépatocytes => cristaux d'uroporphyrines
en forme d'aiguille
- cristaux biréfringents sur tissu congelé
- après inclusion en paraffine
- test de réduction au ferricyanure
ferrique en lumière polarisée
- En pratique association
- sidérose péri-portale
- stéatose
- inflammation portale
- doit faire évoquer le diagnostic
- survenue d'un carcinome hépatocellulaire
plus fréquente au cours de la PCT.
- mécanismes favorisant le développement
d'un CHC restent incertains.
Facteurs déclenchants
L'alcool
- ingestion alcool, aiguë ou chronique
entraîne
- modifications des enzymes de synthèse
de l'hème
- diminution de l'UPG-D
- augmentation de l'AAL synthétase
- expliquer le rôle précipitant
de l'alcool chez les sujets atteints du trait génétique.
Rôle du fer
cause de l'excès en fer rencontre fortuite
entre le gène de la PCT et le gène de l'hémochromatose
génétique
études montrent que le fer inhibe
l'activité de l'UPG-D
Autres facteurs favorisants
- contraceptifs oraux contenant des oestrogènes,
- barbituriques
- sulfamides
- antiépileptiques
- cyclophosphamide
- transplanté hépatique ciclosporine
- hexachlorobenzène
- exposition au tétrachloro-di-benzo-p-dioxine
peuvent déclencher des PCT
Hépatopathies associées :
rôle des virus hépatotropes
Virus de l'hépatite C
- patients atteints d'hépatite chronique
C sans PCT ont
- une concentration hépatique de porphyrines
élevée
- une activité de l'UPG-D abaissée
- par rapport à un groupe témoin
sans hépatopathie
- Plusieurs hypothèses
- virus C entraîne
- une diminution du glutathion intracellulaire
- pourrait jouer un rôle dans le métabolisme
anormal des porphyrines
- virus C cytopathogène,
- libére le fer intra-hépatocytaire
- entraîne une augmentation du fer libre,
- puis la formation de radicaux libres.
- Ces derniers pourraient altérer le
cytochrome P450
- entraînant une diminution de l'activité
de l'UPG-D
- ou une augmentation de l'oxydation de l'uroporphyrinogène,
- comme cela a été démontré
in vitro dans les porphyries expérimentales
- virus C
- augmenter expression de l'ARNm du cytochrome
P450
- entraînant un défaut de fonctionnement
de l'UPG-D
Virus de l'hépatite B
hépatite virale A prolongée
VIH.
Traitement
- traitement préventif réside
- suppression des facteurs déclenchants
- alcool
- médicaments porphyrogéniques,
- prévention des hépatites A
et B par la vaccination.
- enquête familiale sur le dosage de
l'activité enzymatique.
- Le traitement curatif repose
- soustraction de fer, qu'il y ait ou non surcharge
de fer.
- soustraction par les saignées (250
à 500 ml)
- espacées de 10 à 12 jours
- permettant d'obtenir une rémission
clinique puis biologique
- en environ 6 à 20 mois,
- soit par desferrioxamine administrée
en perfusion sous-cutanée ou intraveineuse
- Ces deux méthodes donnent des résultats
comparables
- La surveillance s'effectue sur la ferritinémie,
le fer sérique et les taux de porphyrines urinaires
- cependant elle est potentiellement hépatotoxique
- La durée du traitement est plus longue
- le taux de rechutes plus important qu'avec
les saignées.
- Elle est prescrite à la dose de 250
mg par semaine
- lorsque les saignées et la desferrioxamine
sont contre-indiquées.
- Le traitement d'une hépatite chronique
C par interféron peut entraîner la guérison
de la PCT
- ces résultats inconstants et les études
peu nombreuses
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