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Pour l'hépatite C, les traitements permettent de guérir en moyenne les deux-tiers des patients, avec de fortes variations selon les souches de virus, a souligné de son côté le Pr Christian Trépo (Hôtel-Dieu à Lyon). Les autres patients peuvent espérer une stabilisation de leur état.
Pour l'hépatite B, les traitements (interféron, antiviraux), dont n'ont bénéficié jusque là que 5.000 patients en France, peuvent permettre d'améliorer la survie, en prévenant cirrhose et cancer du foie, sans réussir à éradiquer le virus.
Les maladies graves causées par le virus de l'hépatite B font de 500.000 à 1,2 million de morts chaque année dans le monde, selon les experts.
Les hépatites chroniques provoquées par les deux virus (B et C) sont les principales causes de cirrhoses et de cancers du foie et, par suite, de transplantations hépatiques.
L'hépatite C, qui infecte 4 millions de personnes aux Etats-Unis et 5 millions en Europe occidentale, dont environ 500.000 en France, est "curable", insiste le Pr Trépo.
Mais l'hépatite B, fréquente en Asie et Afrique sub-saharienne où plus de 8% de la population est porteuse chronique du virus, ne peut être qu'au mieux maîtrisée, notamment grâce à la vaccination, mais non guérie, le virus subsistant chez les malades traités.
La transmission durant la grossesse ou de mère à bébé est responsable du taux élevé d'infection chronique en Asie et en Afrique, alors qu'en Europe et en Amérique du Nord, relations sexuelles et injections intraveineuses de drogue sont les principales causes d'infection.
Un tiers de la population mondiale a déjà été en contact avec le virus de l'hépatite B. Parmi les adultes, ce contact n'évolue qu'une fois sur dix vers une infection chronique avec risque de contagion, mais pour les bébés, le taux d'infection chronique peut grimper à 9O%.
La vaccination a permis de réduire le nombre de nouvelles infections. L'absence de symptômes, faute d'un dépistage automatique chez les populations à risque, conduit souvent à un diagnostic trop tardif.
En France, 2% de la population a été en contact avec le virus et présente des anticorps, et de 100.000 à 300.000 personnes sont porteurs chroniques du virus, selon le Pr Marcellin. Parmi ces derniers, 20 à 30% "vont faire une cirrhose en l'espace de vingt ou trente ans, il s'agit de les traiter avant", dit-il.
Parmi les patients souffrant d'une cirrhose, 2 à 3% chaque année auront un cancer du foie, précise-t-il.
"La vaccination contre l'hépatite B est très efficace, mais son application a été ralentie par des craintes non justifiées", regrette-t-il, d'où de nouveaux cas graves d'hépatites B chez des jeunes en France, alors "qu'ils avaient pratiquement disparu" lorsque nourrissons et adolescents étaient vaccinés à grande échelle
Source : Yahoo santé
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