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Gilead Sciences a annoncé ce jour la publication des
résultats préliminaires de la phase III d'une étude
clinique (Etude FTCB-301) qui compare l'efficacité et
la sécurité de l'emtricitabine (200 mg une fois
par jour) à un placebo administrés à des
patients souffrant d'une hépatite B chronique. Les résultats
préliminaires de cette analyse démontrent que le
traitement avec l'emtricitabine (200 mg une fois par jour pendant
48 semaines) est associé à une amélioration
de l'histologie hépatique chez 62 pour cent des patients
ayant reçu le médicament, contre 25 pour cent des
patients ayant reçu le placebo (p inférieur à
0,001). L'amélioration de l'histologie hépatique
constitue un marqueur important des avantages du traitement pour
des patients souffrant d'une hépatite B chronique, et
le principal critère d'évaluation dans cette étude.
Gilead espère présenter ces données en détail
lors d'une conférence scientifique qui se tiendra l'année
prochaine.
Gilead s'est axée sur le développement et la
commercialisation de médicaments thérapeutiques
afin de relever les défis inhérents au traitement
de l'hépatite B chronique, qui reste sous-diagnostiquée
et considérablement sous-traitée, a déclaré
John C. Martin, docteur, PDG de Gilead Sciences. Grâce
aux données recueillies lors de la première étude
de grande envergure qui a porté sur l'administration d'emtricitabine
dans le cadre du traitement de l'hépatite B, données
qui sont désormais disponibles, Gilead continuera à
développer ce composé. '
Conception de l'étude
L'Etude FTCB-301 est une étude clinique de 48 semaines,
en double aveugle, avec placebo, réalisée sur 34
sites de sept pays d'Amérique du Nord, d'Europe et d'Asie.
L'étude a été conçue en vue de comparer
l'efficacité et la sécurité de l'emtricitabine
(200 mg une fois par jour) au placebo chez 248 patients souffrant
d'hépatite B chronique naïfs de tout traitement avec
un inhibiteur nucléosidique de la transcriptase inverse.
Les patients ont été randomisés (2:1) pour
recevoir de l'emtricitabine (200 mg une fois par jour) ou un
placebo pendant 48 semaines. Avant le début de l'étude,
tous les patients avaient été positifs à
l'antigène de surface (' s ') de l'hépatite B pendant
au moins six mois. Les patients négatifs à l'antigène
' e ' de l'hépatite B et les patients positifs à
l'antigène ' e ' de l'hépatite B ont été
inscrits à l'étude. Au début de l'étude,
les patients devaient présenter des niveaux élevés
d'alanine aminotransferase (ALT) de l'enzyme hépatique
et des niveaux sériques détectables d'ADN du VHB.
Résultats de l'étude
Après 48 semaines, 62 pour cent des patients traités
avec l'emtricitabine
(200 mg une fois par jour) ont présenté des
améliorations significatives au niveau de l'histologie
hépatique, contre 25 pour cent des patients ayant reçu
un placebo (p inférieur à 0,001). L'amélioration
de l'histologie hépatique se définit comme une
diminution, à partir de la ligne de base, de deux points
ou plus du score de l'indice d'activité histologique (IAH)
et comme une absence de progression de la fibrose hépatique
selon le score de Knodell.
L'Etude FTCB-301 a également examiné les changements
intervenus après 48 semaines dans l'ADN du VHB (test Digene
Hybrid Capture II), les niveaux d'ALT, les mutations des génotypes
et la sérologie. A la ligne de base, les patients ayant
reçu de l'emtricitabine et du placebo présentaient,
respectivement, des niveaux d'ADN du VHB moyens de 7,67 log10
copies/ml et 7,42 log10 copies/ml et des niveaux d'ALT moyens
de 81 IU/l et 92 IU/l. Le traitement avec l'emtricitabine a entraîné
une diminution moyenne des niveaux d'ADN du VHB depuis la ligne
de base de 3,00 log10 copies/m, contre une diminution moyenne
chez le groupe placebo de 0,44 log10 copies/ml (p inférieur
à 0,001). Après 48 semaines, 56 pour cent des patients
ayant reçu de l'emtricitabine présentaient des
niveaux d'ADN du VHB inférieurs à la limite inférieure
de détection du test (4 700 copies/ml), contre sept pour
cent dans le groupe placebo (p inférieur à 0,001).
Sur les patients randomisés pour appartenir au groupe
emtricitabine de l'étude, 13 pour cent étaient
porteurs du virus accompagné d'une mutation YMDD à
la semaine 48. La mutation YMDD du gène de l'ADN polymérase
du VHB est connu pour conférer une résistance à
l'emtricitabine et à la lamivudine. De plus, les patients
traités avec l'emtricitabine ont présenté
une diminution moyenne des niveaux d'ALT de 52 IU/l, contre une
diminution moyenne des niveaux d'ALT de 25 IU/l pour les patients
ayant reçu un placebo (p inférieur à 0,001).
Aucune différence significative n'a été
constatée dans le sous-groupe de patients HBeAg positifs
à la ligne de base entre les groupes emtricitabine et
placebo dans le pourcentage de patients ayant réussi une
séroconversion, qui se définit comme la disparition
de l'antigène ' e ' de l'hépatite B (négatif
à l'antigène HBe) et l'apparition d'anticorps spécifiques
à cet antigène (positif à l'anticorps HBe).
Sur 48 semaines, le taux d'abandon s'est révélé
similaire entre les groupes emtricitabine et placebo, cinq pour
cent des patients recevant de l'emtricitabine et sept pour cent
recevant un placebo abandonnant l'étude. Les effets indésirables
les plus courants étaient la grippe, une infection des
voies respiratoires supérieures, des maux de tête,
de la fatigue, des douleurs abdominales, des douleurs suites
à une intervention (associées à une biopsie
hépatique) et une toux.
Aucune différence significative n'a été
constatée au niveau de l'incidence des événements
indésirables et des anomalies de laboratoire de classe
3 et 4 entre les deux groupes de l'étude, à l'exception
de niveaux d'ALT élevés, survenus plus fréquemment
dans le groupe placebo.
Emtricitabine
L'emtricitabine est un inhibiteur nucléosidique de
la transcriptase inverse. Il agit en bloquant la transcriptase
inverse, un enzyme impliqué dans la réplication
du VHB dans le corps. Outre des études menées sur
des patients atteints d'hépatite B chronique, l'emtricitabine
a été étudié sur des patients atteints
de VIH. Autorisé en 2003, l'emtricitabine est commercialisé
sous le nom d'Emtriva(TM) afin d'être utilisé en
association avec d'autres antirétroviraux pour le traitement
de l'infection par le VIH aux Etats-Unis et en Europe.
Lors d'études cliniques sur le VIH, plus de 2 000 adultes
infectés par le VIH ont été traités
avec de l'Emtriva pendant des périodes allant de 10 jours
à 200 semaines lors des phases I, II et III d'études
cliniques. La détermination des effets indésirables
(indépendamment de la relation avec le médicament
de l'étude) est basée sur des données recueillies
lors de la Phase III de deux études au cours desquelles
571 patients naïfs de tout traitement et 440 patients ayant
déjà reçu un traitement ont reçu
de l'Emtriva (n=580) ou un médicament similaire (n=431)
pendant 48 semaines. Les effets indésirables les plus
courants survenus chez des patients ayant reçu de l'Emtriva
concernaient des maux de tête, des diarrhées, des
nausées et des éruptions cutanées, qui présentaient
une gravité légère à modérée.
Environ un pour cent des patients ont abandonné les
études cliniques suite à ces événements.
Tous les effets indésirables ont été signalés
avec une fréquence similaire dans les groupes prenant
de l'Emtriva et les groupes témoins, à l'exception
d'une décoloration cutanée qui a été
signalée à une fréquence plus élevée
dans le groupe traité à l'Emtriva. La décoloration
cutanée, qui prend la forme d'une hyperpigmentation (excès
de pigmentation) au niveau des paumes et/ou de la plante des
pieds, était généralement légère
et asymptomatique. Le mécanisme et la signification clinique
de cet événement indésirable sont inconnus.
Une acidose lactique et une hépatomégalie grave
accompagnée d'une stéatose, y compris des cas mortels,
ont été signalés suite à l'utilisation
d'analogues nucléosidiques seuls ou en association avec
d'autres antirétroviraux.
Hépatite B chronique
L'hépatite B est une maladie grave qui attaque le foie
et qui peut entraîner une infection chronique (permanente),
une cirrhose du foie, un cancer du foie et le décès
chez un tiers des patients. Dans le monde entier, environ 400
millions de personnes sont chroniquement infectées par
le virus de l'hépatite B et un million d'entre elles meurent
chaque année des complications de la maladie, ce qui fait
de l'hépatite B chronique l'une des 10 causes de décès
les plus courantes. Gilead commercialise aux Etats-Unis et en
Europe Hepsera(R) (adefovir dipoxil 10 mg) pour le traitement
de l'hépatite B chronique. En avril 2002, Gilead a signé
un contrat de licence avec GlaxoSmithKline (GSK) lui conférant
le droit de commercialiser Hepsera en Asie, en Amérique
Latine et sur d'autres territoires.
A propos de Gilead
Gilead Sciences est un laboratoire pharmaceutique qui découvre,
met au point et commercialise des spécialités thérapeutiques
destinées à faire progresser les soins apportés
aux patients dans le monde entier, qui souffrent d'affections
mettant leur vie en danger. La société commercialise
sept produits et concentre ses recherches et ses programmes cliniques
sur les anti-infectieux. Implantée à Foster City
(Californie), Gilead est présente aux Etats-Unis, en Europe
et en Australie.
Ce communiqué de presse contient des déclarations
prévisionnelles conformes au Private Securities Litigation
Reform Act de 1995. Celles-ci sont empreintes d'un certain nombre
de risques, incertitudes et autres facteurs, y compris le risque
que les données sur 48 semaines ne soient pas observées
sur des périodes de traitement plus longues. Les résultats
peuvent donc différer sensiblement de ceux escomptés.
Le lecteur ne doit pas prendre ces informations prévisionnelles
comme référence. Les risques susmentionnés
ainsi que d'autres sont décrits dans le rapport annuel
(formulaire 10-K) de Gilead pour l'exercice clos le 31 décembre
2002 et dans les rapports trimestriels de Gilead (formulaires
10-Q) ; tous ont été remis à la COB américaine.
Toute déclaration prévisionnelle se fonde sur
des informations connues aujourd'hui de Gilead, et Gilead n'assume
aucune obligation quant à l'actualisation desdites déclarations
prévisionnelles.
Hepsera(R) est une marque enregistrée de Gilead Sciences,
Inc.
Pour de plus amples informations sur Gilead Sciences, veuillez
consulter le site de la société à l'adresse
www.gilead.com ou contacter le département Affaires Publiques
de Gilead au 1-800-GILEAD-5 ou 1-650-574-3000.
CONTACT : Gilead Sciences, Inc.
Source : Yahoo
santé mercredi 26 novembre 2003, 17h06
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