Hépatobase
               
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Hépatopathies associées aux maladies inflammatoires chroniques intestinales


stéatose

  • macrovésiculaire
  • asymptomatique,
  • chez 40 à 45 % des malades atteints de RCH ou de maladie de Crohn.
  • liée au déficit nutritionnel,
  • liée à la gravité de la maladie,

Les manifestations de toxicité médicamenteuse

  • azathioprine et métabolite 6-mercaptopurine => 40 %
  • mécanisme => endothélite hépatique progressive + réaction d'hypersensibilité de type idiosyncrasique.
  • 3 semaines à 6 mois suivant l'introduction
  • plus tardive
  • asymptomatique
  • manifestations d'hypersensibilité,


sulfasalazine

  • après 2 à 3 semaines
  • manifestations d'hypersensibilité
  • (fièvre, rash cutané, adénopathies, arthralgies et hyperéosinophilie).
  • hépatite fulminante

mésalazine

  • élévations modérées
  • transitoires
  • asymptomatiques
  • aminotransférases
  • gamma-glutamyl transférase (GGT) sériques
  • < 1 % des consommateurs [3].
  • Aucune hépatite grave n'a été imputée au 5-ASA

corticostéroïdes

  • posologie élevée
  • stéatose hépatique
  • hépatomégalie [3].

La cholangite sclérosante primitive (CSP) et la péricholangite

  • CSP hépatopathie la plus spécifiquement associée à la RCH
    • 70 % des CSP sont diagnostiqués chez RCH.
    • 5 % seulement des RCH ont une CSP [4].
  • 2 hommes pour 1 femme
  • âge moyen de survenue 40 ans [6].
  • asthénie progressive
  • ictère
  • prurit
  • élément clé du diagnostic =>
    • cholangiographie rétrograde endoscopique
      • sténoses, assez diffusément réparties, courtes et annulaires, séparées de segments normaux ou modérément dilatés
    • histologie hépatique
      • fibrose concentrique
      • inflammation péricanalaire
      • oblitération canalaire
      • paucité des voies biliaires avec prolifération néo-canalaire
  • Schématiquement, trois formes définies par l'extension des lésions
    • CSP globale => signes typiques cholangiographiques et histologiques ;
    • CSP des petites voies biliaires (péricholangite) => histologie hépatique
    • CSP des grosses voies biliaires => cholangiographie [6].
  • Traitement
    • acide ursodésoxycholique : 10 mg/kg/j [12] ou 13 à 15 mg/kg/j [13]
      • améliore les signes cliniques, biologiques et histologiques
    • prurit => cholestyramine (4 à 16 g/j)
    • prurit réfractaire ou neuropathie xanthomateuse douloureuse => plasmaphérèses
    • bilirubinémie sérique > 34 micromol/l => déficits en vitamines liposolubles ++
      • => supplémentation en vitamine D
      • 100 000 U de vitamine D2 ou D3 intramusculaire/mois,
      • ou 40 000 U per os par jour,
      • ou 50 à 100 mg/j de 25 hydroxyvitamine D per os
      • => Apport alimentaire au moins 1,5 g/j de calcium
      • => régime pauvre en graisses (< 40 g/j)
      • limitent la stéatorrhée et la malabsorption du calcium.
      • Correction des troubles de coagulation (10 mg de vitamine K parentérale)
      • => vitamine E (200 mg intramusculaire 2 fois par mois)
  • Seule transplantation hépatique peut assurer un traitement global de la maladie,
    • taux de survie à 5 ans > 80 %

 

Le cholangiocarcinome

risque de survenue cholangiocarcinome (adénocarcinome des voies biliaires) est de 9 à 21 fois supérieur à celui de la population générale en cas de MICI et plus particulièrement de RCH [16].

hépatite chronique active

  • auto-immunes
    • anticorps antinucléaires
    • anti-muscles lisses
  • évoluent indépendamment
  • moins bonne réponse aux immuno-suppresseurs.
  • CSP <=> hépatite auto-immune
    • nécessaire => cholangiographie si hépatite auto-immune

 

La cirrhose hépatique

  • 1 à 5 %
  • stade évolué d'une CSP ou d'une HCA

 

Le carcinome hépato-cellulaire (CHC)

  • CHC sur cirrhose
  • CHC fibrolamellaire

 

Les granulomes épithélioïdes hépatiques

  • granulomes épithélioïdes dans les espaces portes et le parenchyme hépatique.

 

L'amylose

  • amylose hépatique de type AA < 1 % Crohn.

 

La lithiase biliaire

  • prévalence plus élevée
  • chez Crohn iléal
  • résection iléale
  • anastomose intestinale (13 à 34 %)
  • réduction de la réabsorption des sels biliaires
  • diminution du pool des sels biliaires => sursaturation de la bile en cholestérol
  • => formation de calculs cholestéroliques dans la vésicule.

 

abcès hépatique

  • abcès hépatique  


Références Bibliographiques :


Article de base ayant permis la réalisation de ce résumé

Hépatopathies associées aux maladies inflammatoires chroniques intestinales

Xavier CAUSSE,
Jean-Louis LEGOUX,
Damien LABARRIÈRE
Jean-Paul LAGASSE,
Marie-Pierre SERVE,
Patrick MICHENET   

Services d'hépato-gastroentérologie et d'anatomie pathologique,  hôpital de La Source, CHR d'Orléans, BP 6709, 45067 Orléans  Cedex 2.

Hépato-Gastro. Vol. 4, n° 2, mars-avril 1997 : 119-26

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