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7 ème Journées de la médecine
des Gens de Mer
16 et 17 Octobre 2001
Les hépatites virales transmises par voie parentérale
Dr Didier Mennecier
Service de Pathologie Digestive
HIA Begin - 69 av de Paris - 94160 St Mandé
Historique :
Le virus de l'hépatite G/GB-C a été identifié
simultanément par deux compagnies (Genelabs et Abbott,
USA) grâce à l' utilisation de techniques sophistiquées
de biologie moléculaire.
Structure :
Les deux virus (HGB et GB-C) correspondent
en effet à deux isolats différents d'un même
virus qui appartient, comme le virus de l'hépatite C, à
la famille des Flaviviridae mais est clairement différent
du VHC.Une différence notable est l'absence de proteine
de capside complète pour le VHG/GB-C. La variabilité
génétique du VHG/GB-C, bien que moins importante
que pour le VHC, a cependant conduit à décrire différents
génotypes viraux.
Epidémiologie
Prévalence : la prévalence
du VHG/GB-C est de 3 à 4% chez des nouveau donneurs de
sang en France. La prévalence de l'infection à VHG/GBV-C
chez les patients ayant une hépatopathie chronique cryptogénétique
est très variable selon les séries ( de 3 à
60%) mais est généralement autour de 10-15% dans
la plupart des études, ce qui ne semble pas différent
de celle observée chez les patients ayant une hépatopathie
non-virale.
Transmission :
Mal connu, indiscutablement transmissible
par la transfusion de produits sanguins; le VHG/GB-C est également,
fortement prévalent, chez les toxicomanes. Une transmission
par voie sexuelle et de la mère à l'enfant est de
plus probable mais non démontrée. Des coinfections
avec le VHC et le VHB sont fréquentes : de l'ordre de 20
% dans les populations toxicomanes.
Manifestations :
D'une manière générale,
le VHG/GB-C semble peu pathogène et la majorité
des sujets infectés ont des activitées sériques
de transaminases normales; De même, une infection à
VHG/GB-C est détectée dans seulement 10-15% des
patients avec hépatite aiguë ou chronique "Non-A,B,C,D,E.
Le rôle de ce virus dans certaines hépatites fulminantes
a été suggéré dans certaines séries
au Japon et en Allemagne mais les données sont actuellement
très contradictoire. La coinfection VHG/GB-C / VHB / VHC
ne semble pas aggraver les lésions histologiques, ni influencer
la réponse au traitement par interféron alpha.
Diagnostic de l'infection :
La détection du VHG/GB-C
repose actuellement sur la détection de l'ARN VHG/GB-C.
Il n'y a pas en effet de test sérologique de routine.
L'ensemble de ces éléments
suggèrent que le terme de virus de l'hépatite G
est peut-être inapproprié et que la grande majorité
des hépatites non A-E est dûe à un agent non
encore identifié.
Références
Le virus de l'hépatite G/GB-C:
- Le virus de l'hépatite G VHG/VHGB-C.
Izopet J, Payen JL. Hépato-Gastro 1997; 4: 127-32.
- Simons JN, Pilot-Matias TJ, Leary TP, Dawson GJ, Desai SM, Schlauder
GG, et al. Identification of two flavivirus-like genomes in the
GB hepatitis agent. Proc Natl Acad Sci USA 1995 ; 92 : 3401-5.
- Cohard M. Les nouveaux virus responsables d'hépatite.
Gastroenterol Clin Biol 1996 ; 20 : 527-30.