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Le virus de l'hépatite G VHG/VHGB-C.


Six ans après l'identification du virus de l'hépatite C (VHC), les techniques de biologie moléculaire ont permis en 1995 la caractérisation d'un nouveau groupe de virus comprenant le virus de l'hépatite G (VHG) et les virus GB.

Ces virus appartiennent à la même famille que le VHC, celle des Flaviviridés, mais ils sont clairement distincts du VHC.

 

Identification des trois virus GB et du VHG

En 1967, Deinhardt et al. rapportèrent une expérience de transmission d'une hépatite virale humaine à un petit singe provenant du sérum d'un jeune chirurgien européen de 34 ans qui avait développé une hépatite aiguë d'étiologie inconnue, et dont les initiales étaient GB

Deux stratégies différentes permirent d'aboutir en 1995 à la découverte d'agents responsables de l'hépatite chez ces primates

La stratégie de la firme Abbott a consisté à utiliser le modèle animal du tamarin. Après avoir exclu tous les virus connus du sérum des primates infectés par l'agent infectieux hérité du chirurgien GB, deux virus furent clonés à partir du sérum des animaux malades, et prirent les noms de virus GB-A et GB-B, en référence à leur provenance

La stratégie utilisée par les chercheurs de la firme Genelabs a été de cloner directement le génome d'un nouveau virus à partir du sérum de deux malades. Le virus identifié a été appelé virus de l'hépatite G (VHG).

 

Caractéristiques virologiques des virus GB et du VHG

Taxonomie

Ces virus constituent un nouveau genre au sein de la famille des Flaviviridés à côté des flavivirus, pestivirus et hépacivirus (VHC).

Organisation génomique

Comme tous les virus de la famille des flaviviridés, ce sont des virus à ARN monocaténaire à polarité positive.

Diagnostic

Le diagnostic d'une infection à VHG/VHGB-C repose actuellement sur la détection de l'ARN viral dans le sérum par des techniques de biologie moléculaire basées sur l'amplification génique : polymerase chain reaction (PCR).

Épidémiologie des infections à VHG/VHGB-C chez l'homme

Prévalence

Les études réalisées chez les donneurs de sang constituent un reflet de la diffusion de ce virus dans la population générale.

Aux États-Unis une prévalence de l'ordre de 2 % a été mise en évidence chez les donneurs de sang

Deux catégories de sujets sont fréquemment infectés par le VHG/VHGB-C,


Mode de transmission

La transmission parentérale constitue un mode de transmission clairement établi

Pouvoir pathogène

Chez l'homme

Le VHG/VHGB-C est responsable d'hépatite post-transfusionnelle.

Les connaissances actuelles concernant la pathogénie liée au VHG/VHGB-C semblent indiquer que l'infection par cet agent est peu symptomatique

Traitement

Très peu d'informations sont encore disponibles sur la sensibilité du VHG/VHGB-C aux antiviraux.


Références Bibliographiques :


Article de base ayant permis la réalisation de ce résumé :

Le virus de l'hépatite G VHG/VHGB-C
  
Jacques IZOPET 1,
Jean-Louis PAYEN 2

1 service de virologie.
2 service d'hépato-gastroentérologie, hôpital Purpan,
31059 Toulouse Cedex.

Hépato-Gastro. Vol. 4, n° 2, mars-avril 1997 : 127-32

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