Hépatobase
               
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Hémochromatose
Hémochromatoses : génétique moléculaire

Génétique

Le gène HFE localisé dès 1975 sur le bras court du chromosome 6

Deux mutations ont été décrites dans le gène HFE,

  • C282Y
    • 94,7 % en Bretagne,
    • 93 % au Royaume-Uni et en Allemagne,
    • 94,2 % en Suède et même
    • 100 % en Australie.
  • fréquences plus faibles
    • Alabama (69,5 %),
    • sud de la France (76,5 %)
    • Italie (69 %).
  • La mutation C282Y est très irrégulièrement répartie à l'échelon mondial :
    • absente ou extrêmement rare en Afrique et en Asie,
    • Europe un gradient décroissant nord-ouest/sud-est,
    • fréquences d'hétérozygotes allant de 20 % en Irlande à 3 % dans l'Italie du Sud.
  • H63D
    • fréquence allélique de 2,4 % dans l'étude de Feder.
    • rôle discuté
      • simple polymorphisme
      • mutation mineure ayant un effet favorisant sur la surcharge en fer.

Autres gènes

hémochromatoses génétiques

Rôle de HFE (ou d'autres gènes) dans d'autres pathologies

  • fréquence élevée d'hétérozygotes ou d'homozygotes C282Y chez les patients atteints de porphyrie cutanée tardive (PCT).
  • existence d'un lien entre la PCT et le gène HFE.

Pénétrance de HFE

  • Pénétrance incomplète ?
  • parts respectives
    • des facteurs environnementaux
    • d'éventuels « gènes modulateurs ».

Physiopathologie

  • Interaction, au niveau membranaire entre
    • protéine HFE
    • récepteur de transferrine (TfR);
      • => diminution d'affinité du récepteur pour son ligand, la transferrine (Tf),
      • => diminution de la pénétration intracellulaire du fer.

La forme mutée C282Y non présente à la membrane ne pourrait donc pas inhiber la fixation de la transferrine à son récepteur.

 

Épidémiologie

  • 1 homozygote pour 100 en Irlande
  • 1 pour 4 300 en Italie du Sud,
  • Dépistage systématique de masse de l'hémochromatose évoquée ;
    • Répond en effet aux critères qui sont habituellement retenus pour justifier un tel dépistage :
    • fréquence élevée,
    • gravité des complications,
    • existence d'un traitement préventif simple et peu coûteux.  

Références Bibliographiques :


Article de base ayant permis la réalisation de ce résumé :

Hémochromatoses : génétique moléculaire
  
Jean-Yves Le GALL

Laboratoire de génétique moléculaire,CHU Pontchaillou et UPR 41 CNRS,Faculté de Médecine, 35043 Rennes Cedex.

Hépato-Gastro. Vol. 6, n° 3, mai-juin 1999 : 183-8

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