- Déficit héréditaire plus fréquentes des maladies génétiques
- incidence déficit homozygote l/ 1600 à 1/2000 naissances.
- alpha 1-antitrypsine mature normale
- protéine 394 amino-acides,
- poids moléculaire de 52 kDa,
- synthétisée principalement par hépatocyte.
- sécrétée dans plasma
- concentration 1,3 à 2 g/L.
- propriété essentielle
- contrôler catabolisme tissulaire
- en inhibant les protéases,
- élastase et la protéinase 3 des polynucléaires neutrophiles.
- concentration plasmatique augmente
- des syndromes inflammatoires,
- infections
- cancers.
- Transmission génétique
- autosomique et co-dominante.
- variant PiZ peut entraîner une maladie hépatique et pulmonaire.
- déficit héréditaire dù :
- soit à une mutation empêchant complètement la transcription (variants Pi "null") concentration plasmatique alpha 1-antitrypsine chez homozygotes est nulle;
- soit à une mutation empêchant la sécrétion alpha 1-antitrypsine des hépatocytes vers le plasma.
- alpha 1-antitrypsine se polymérise
- s'accumule dans le reticulum endoplasmique des hépatocytes sous forme de volumineux granules PAS-positifs visibles en microscopie optique.
- responsable des lésions hépatiques.
- Enfant
- manifestation clinique déficit homozygote
- hépatite cholestastique néonatale
- prurit
- ictère
- élévation des transaminases
- hépatomégalie et paucité des canaux biliaires portaux à l'examen histologique.
- apparait entre 4 jours et 2 mois après la naissance
- persiste 1 à 8 mois.
- régression spontanée fréquente
- cirrhose observée < 20 ans 30% des cas.
- Adulte
- emphysème pulmonaire.
- cirrhose
- 20 à 40% des cas
- deux fois plus fréquemment chez l'homme que chez la femme.
- En cas de cirrhose, risque de carcinome hépatocellulaire identique cirrhose alcoolique ou virale.
- hétérozygotes,
- risque de cirrhose est controversé.
- Hypothèse déficit hétérozygote
- co-facteur de maladie hépatique chronique
- associé à une infection par les virus de l'hépatite B ou C
- consommation excessive d'alcool.
- diagnostic
- dosage pondéral de la protéine plasmatique
- identification du variant en cause (PiZ, PiS ou autre) habituellement par isoélectrophorèse.
- test ELISA disponible pour le variant PiZ.
- test génétique possible, mais il est peu utile en pratique du fait de la disponibilité d'un diagnostic phénotypique aisé.
- pas de traitement médical de la maladie hépatique.
- stade de cirrhose, la transplantation hépatique indiquée.
Références Bibliographiques :
Article de base ayant permis la réalisation de ce résumé :
Serge Erlinger
Service d'Hépatologie Hôpital Beaujon, Clichy
EPU Paris VII Journée d'Hépatologie de l'Hôpital Beaujon
Samedi 8 Janvier 2000