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"Nous remercions les Editions Masson qui ont accepté à titre gracieux la reproduction
de l'ensemble de ces textes issus de leur fonds éditorial"


Traitement de l'hépatite chronique C chez les malades ayant une co-infection VIH : efficacité et tolérance
Stanislas POL (1)

(1)Unité d'Hépatologie et Inserm U-370, Hôpital Necker, Paris

Gastroentérologie clinique & biologique 2002; 26: 264-273
© Masson, Paris, 2002

 

Gastroentérologie clinique & biologique

 

La co-infection par le virus de l'hépatite C (VHC) et le virus de l'immunodéficience humaine (VIH) est fréquente puisqu'environ un tiers des malades infectés par le VIH ont des anticorps anti-VHC [1]. La démarche diagnostique et les indications thérapeutiques chez les malades co-infectés ne diffèrent pas de celles de la population infectée par le VHC et non infectée par le VIH. Cependant, des nuances, qui renforcent l'indication de la prise en charge de l'infection virale C chez le co-infecté, tiennent principalement aux impacts réciproques entre le VHC et le VIH. Les impacts réciproques négatifs des infections VHC et VIH justifient l'évaluation de l'hépatopathie par la biopsie hépatique afin de décider du traitement éventuel. La démarche thérapeutique prendra en compte la sévérité respective de la maladie VIH et de l'hépatopathie liée au VHC, afin de préciser l'ordre de priorité des traitements anti-VHC et anti-VIH, successif ou simultané.


Pourquoi traiter ?

Impacts réciproques des infections virales VIH et VHC

Impact du vhc sur l'histoire naturelle du VIH

Si la plupart des études n'a pas montré d'influence significative de l'infection virale C sur la progression de l'infection VIH [2] [3] [4] [5] [6] [7], il a été récemment suggéré que
a. les coinfectés [8], et notamment les malades hémophiles infectés par un génotype 1b [9], pouvaient avoir une évolution plus sévère de leur infection rétrovirale ;
b. l'usage intraveineux de drogue et l'infection VHC réduisaient l'amplitude de la restauration immunitaire sous traitement antirétroviral et augmentaient la morbidité-mortalité associée au VIH [10].


Impact du vih sur l'histoire naturelle du VHC tableau I

L'infection par le VIH entraîne plusieurs modifications des caractéristiques de l'infection virale C [11]. Des variations d'expression sérologique de l'infection VHC avec une diminution de la réactivité vis-à-vis des antigènes VHC : fréquence accrue des tests sérologiques RIBA indéterminés (de 10 à 25 %) [12] [13] et des séroréversions définies pas la négativation d'une sérologie anti-VHC antérieurement positive (dans 20 % des cas environ) [14]. Cela justifie que tout malade infecté par le VIH ayant un facteur de risque parentéral ou une hypertransaminasémie ait une recherche dans le sérum de l'ARN sérique du VHC [15]. Rappelons qu'un tiers des coinfectés a, comme les monoinfectés VHC, une activité des aminotransférases normale.
L'impact de l'infection VIH sur l'histoire naturelle de l'infection VHC avant l'apparition des multithérapies anti-VIH a été largement détaillé [11] et peut se résumer à une charge virale C augmentée [12] [16] [17], ce qui peut avoir des impacts épidémiologique, pathologique et thérapeutique. L'augmentation de la charge virale d'un facteur 2 à 5 rend compte de l'augmentation de fréquence de la transmission mère-enfant (20 % vs 0 à 3 & nbsp ; %) [19] [20] et sexuelle du VHC (0 % vs 3 %) [21] [22] en cas de co-infection par le VIH. Les multithérapies ne modifiant pas la charge virale C, ces données issues d'études de séries de malades avant les multithérapies devraient être toujours vraies.
Si la majorité des études n'a pas montré de corrélation entre l'importance de la charge virale et la sévérité de l'hépatopathie chez les immunocompétents, on ne peut exclure que cette augmentation ait des conséquences chez les immunodéprimés [11] [23] [24]
a. les seules caractéristiques distinguant des populations homogènes d'hémophiles ou d'usagers de drogue infectés par le VHC sont la charge virale C et la sévérité de l'hépatopathie lorsqu'ils sont coinfectés par le VIH ;
b. des résultats préliminaires en immunohistochimie suggèrent qu'une charge virale C intrahépatique plus élevée chez les coinfectés pourrait participer à cette plus grande sévérité histologique (données personnelles).
En cas de coinfection VIH/VHC, la sévérité des lésions histologiques du foie est accrue avec une évolution non seulement plus fréquente (2 à 5 fois), mais aussi plus rapide vers la cirrhose [23] [24] [25] [26] [27] [28] [29] [30] [31] [32] [33] [34] [35]. L'alcoolisme chronique, le statut immunitaire et l'augmentation de la réplication virale pourraient jouer un rôle déterminant dans cette majoration des lésions en cas d'infection par le VIH [27] [36].
L'impact de l'hépatopathie C sur la survie des malades coinfectés par le VIH s'est accru avec l'introduction des multithérapies [37] [38] : dans une cohorte d'hémophiles anglais, la mortalité par insuffisance hépatocellulaire ou carcinome hépatocellulaire liés à l'infection virale C était de 1,4 % en cas de monoinfection contre 6,5 % en cas de coinfection [39].


Modifications liées aux multithérapies antirétrovirales

Les trithérapies antirétrovirales permettent chez la plupart des malades une reconstitution immunitaire, au moins partielle, et une amélioration de la survie [40] qui pourrait révéler une morbidité et une mortalité (liées au VHC) jusqu'alors "masquée" par la mortalité précoce liée à l'infection par le VIH [38] [41]. Ainsi, les données les plus récentes suggèrent que jusqu'à 30 % des décès aujourd'hui observés chez les malades coinfectés sont d'origine hépatique [42] [43] [44] [45].
Si les lésions liées au VHC sont principalement immunomédiées [46] [7], la survenue d'une hépatite liée à la reconstitution immunitaire est possible, quoique rare, et les facteurs la favorisant n'ont pas été jusqu'à présent identifiés [48] [49] [50], même si la responsabilité d'une augmentation des CD8 en cas de réponse virologique au traitement a été suggérée [51].
La trithérapie ne modifiant pas à long terme la charge virale C [52] [53] [54] [55], on ne peut espérer un effet bénéfique des multithérapies antirétrovirales sur les conséquences potentielles de la multiplication virale C accrue (cytotoxicité directe ?).
Tous les médicaments antirétroviraux ont une hépatotoxicité potentielle. Les inhibiteurs nucléosidiques de la reverse transcriptase, non ou peu métabolisés par le foie, sont à l'origine d'hépatites aiguës rares, mais sévères, liées à une cytopathie mitochondriale avec acidose lactique qui peut être mortelle [56]. Les inhibiteurs non nucléosidiques de la reverse transcriptase sont à l'origine d'une augmentation de l'activité des aminotransférases (supérieure à 5 fois la normale) dans environ 1 % des cas, parfois sévère (11 % des cas) avec dans 2/3 des cas, l'association à des signes d'hypersensibilité [57] [58]. Enfin, les antiprotéases s'accompagnent d'une augmentation de l'activité des aminotransférases (supérieure à 5 fois la normale) dans 5 à 10 % des cas avec, comme pour les inhibiteurs non nucléosidiques, un effet facilitateur d'une hépatopathie sous-jacente, notamment virale [59] [60] [61] [62] [63]. Les critères sémiologiques et chronologiques d'imputabilité permettent de rapporter au médicament antirétroviral l'hépatite observée en cours de traitement dans environ 2/3 des cas (principalement antiprotéase ou inhibiteur non nucléosidique). Cependant, dans 1/3 des cas, que l'hépatite soit cytolytique, cholestatique ou mixte, se pose la question de son mécanisme : toxicité médicamenteuse directe ou immuno-allergique, hépatite liée à la restauration immunitaire ou pathogénie intriquée d'interprétation difficile figure 1. Les conséquences à long terme des hépatites médicamenteuses liées aux antirétroviraux ne sont pas actuellement connues.
À l'opposé de ces impacts négatifs, on rappellera
a. la description exceptionnelle d'arrêt de la multiplication virale C au cours de traitements au long cours par antiprotéases, pouvant s'accompagner d'une augmentation de l'activité des aminotransférases [64] [65] ;
b. la suggestion d'un effet bénéfique des antiprotéases sur l'évolution de la fibrose qui semble indépendante de la restauration immunitaire [36].
Enfin, il n'y a pas de recommandation claire sur les modalités d'utilisation des antirétroviraux en fonction de l'existence d'une hépatite chronique C. Cependant, la pharmacocinétique des médicaments n'a pas été bien étudiée dans cette population et les dosages des médicaments antirétroviraux devraient apporter des informations importantes.
En résumé, l'ensemble de ces données justifie que l'infection virale C soit dépistée chez les malades infectés par le VIH par un test ELISA et une PCR. Avec les tests sérologiques actuels, l'existence d'une infection chronique par le VHC avec négativité des anticorps anti-VHC est exceptionnelle. Le diagnostic d'infection chronique par le VHC confirmé par une PCR positive conduira à la réalisation d'une biopsie hépatique. Dans la mesure où il peut y avoir dans cette population de malades coinfectés une discordance entre l'élévation de l'activité des aminotransférases et les lésions histologiques, la biopsie hépatique doit être recommandée même si l'activité des aminotransférases est normale. Seule la biopsie hépatique permettra d'évaluer l'activité nécrotico-inflammatoire de l'hépatopathie et la fibrose et donc de poser l'indication thérapeutique éventuelle figure 2 [15]. Des tests biochimiques d'évaluation de la fibrose sont en cours de validation. Selon la situation immunitaire du malade et des lésions histologiques hépatiques, la priorité entre le traitement du VIH et du VHC sera discutée : l'espoir de guérison de l'infection virale C, l'hépatotoxicité possible des antirétroviraux et le risque d'hépatite de restauration immunitaire justifient que, lorsque la situation immunologique l'autorise, le traitement anti-VHC soit réalisé avant celui du VIH.

Comment traiter ? La bithérapie interféron-ribavirine

Résultats de l'interféron

L'interféron-a (IFN) a été jusqu'en 1995 le seul traitement de l'hépatite chronique C avec une efficacité durable de l'ordre de 5 à 30 %. La réponse à l'IFN est significativement associée à une charge virale et une hétérogénéité génomique faibles, à un génotype 2 ou 3 et à l'absence de cirrhose [67]. Ces facteurs sont observés chez une minorité des malades infectés par le VIH [68]. En cas de coinfection, une efficacité antivirale durable de l'IFN-a en monothérapie était décrite chez 2 à 20 % des malades traités [69] [70] [71] [72] [73] [74] [75] [76] [77] tableau II ; elle était associée à un taux de CD4 > 500/mL et une charge virale VHC < 1 million de copies par mL et, dans certaines études, ne semblait pas significativement influencée par l'existence d'une infection VIH associée.
Le pourcentage d'arrêt prématuré variait de 11 à 48 %. Une diminution des CD4 était classiquement observée [72] [73] [74] [77] ; elle pouvait parfois dépasser 20 % du chiffre pré-thérapeutique [78] [79] et pouvait entraîner des complications infectieuses graves [74] [77]. La charge virale VIH n'était que peu modifiée par l'IFN [76] [77].
Ces études ont été réalisées avant l'apparition des traitements antirétroviraux hautement efficaces et on ne peut exclure que ces traitements, en améliorant l'immunité, ne modifient le pourcentage de réponse virologique prolongée.


Résultats de la bithérapie IFN-ribavirine chez le sujet immunocompétent

Jusqu'en avril 2001, le traitement recommandé de l'hépatite C était la bithérapie par IFN (3 millions d'unités trois fois par semaine) et ribavirine (800 à 1 200 mg/j en fonction du poids corporel) pour une durée de 6 à 12 mois en fonction de différents facteurs prédictifs de réponse principalement virologiques (génotype non 1, charge virale < 800 000 UI/mL, voire hétérogénéité génomique faible), mais aussi liés à l'hôte (absence de cirrhose, âge jeune, sexe féminin). Il permettait d'obtenir une réponse complète prolongée (normalisation de l'activité des aminotransférases et négativation de la recherche de l'ARN du VHC par PCR 6 mois après l'arrêt du traitement) dans environ 40 % des cas [80] [81] [82].
La conférence de consensus internationale recommandait en 1999 que la bithérapie soit prescrite pour 6 mois en cas d'infection par un génotype 2 ou 3, quelle que soit la charge virale préthérapeutique (environ 65 % de chances d'éradication virale durable) ou en cas d'infection par un génotype 1 et une charge virale préthérapeutique faible (environ 35 % de chances d'éradication virale durable) ; en cas d'infection par un génotype 1 et une charge virale préthérapeutique élevée, un traitement de 12 mois était recommandé (environ 30 % de chances d'éradication virale durable) [83]. Il a été aussi proposé que la bithérapie soit effectuée 6 mois s'il existait au moins trois critères de bonne réponse (âge jeune, femme, peu de fibrose) et 12 mois s'il en existait moins de trois [84].
La nouvelle présentation de l'IFN alpha dans sa forme retard (IFN PEG) permet une injection sous-cutanée par semaine (1,5 mg/kg pour l'IFN PEG alpha 2b ou 180 mg pour l'IFN PEG alpha 2a). L'IFN PEG alpha 2b en association avec la ribavirine à la dose de 800 à 1 200 mg/jour en fonction du poids pendant 48 semaines a permis d'augmenter la réponse prolongée à environ 55 % chez des malades naïfs ; le bénéfice est supérieur à celui de la bithérapie standard uniquement chez les malades infectés par un génotype 1 (42 vs 33 %), mais le confort est supérieur (une seule injection au lieu de 3 par semaine) [85]. Cette bithérapie a obtenu l'AMM en avril 2001.


Résultats de la bithérapie IFN-ribavirine chez les malades coinfectés VIH/VHC

Quelques études pilotes de la bithérapie chez les malades coinfectés VIH/VHC ont été publiées à ce jour pour les malades naïfs [86] [87] [88] [89] [90] [91] [92] ou rechuteurs non répondeurs [93] ; mais la plupart l'ont été sous forme de résumés figure 3, avec de faibles effectifs de malades (environ 20 et ne dépassant pas 60), souvent peu immunodéprimés. Bien qu'il soit difficile de tirer des conclusions définitives sur le pourcentage de réponse à long terme, on peut estimer que chez les malades naïfs, le taux de réponse virologique prolongée est en moyenne de 28 %, variant de 10 % pour les génotypes 1 à 40 % pour le génotype 3. Chez les non-répondeurs (ou rechuteurs) à une monothérapie par IFN, le taux est d'environ 17 % de réponse prolongée [93].
Les taux de réponse virologique en fin de traitement et de réponse prolongée 6 mois après la fin du traitement sont donc globalement inférieurs d'environ un facteur 2 à ceux observés chez les malades anti-VIH négatif, même si aucune étude publiée n'a, jusqu'à présent, comparé les malades mono ou coinfectés. Notons cependant que, dans certaines études, la proportion de cirrhotiques était supérieure à 50 % [88] [93] et que le génotype 1 était le plus fréquent (53 à 70 %), pouvant partiellement expliquer les moins bons résultats.
Plusieurs essais multicentriques utilisant l'IFN PEG et la ribavirine chez des malades coinfectés par le VHC et le VIH sont en cours ; ils permettront de mieux cerner la tolérance, l'efficacité et les critères prédictifs de réponse. L'un d'entre eux, le protocole Ribavic de l'ANRS prévoit d'inclure 500 malades coinfectés (400 inclus environ au 31/12/2001) et compare la bithérapie standard à la bithérapie pégylée. Les données d'efficacité sont trop préliminaires pour tirer des conclusions définitives, mais suggèrent
a. une supériorité de la bithérapie pégylée par rapport à la bithérapie standard chez les malades infectés par un génotype 1, mais pas chez ceux infectés par un génotype 2 ou 3 ;
b. une efficacité antivirale probablement au moins 2 fois moindre que celle observée chez les immunocompétents ;
c. une tolérance voisine entre les 2 schémas thérapeutiques.
La bithérapie pégylée, tant pour des raisons d'efficacité que de tolérance, pourrait devenir, après validation des résultats préliminaires, le traitement de référence de l'hépatite chronique C chez les malades ayant une coinfection VIH-VHC.
Enfin, aucune étude histologique n'a, jusqu'à présent, évalué le bénéfice histologique associé au traitement chez le coinfecté.
Tolérance de la bithérapie IFN-ribavirine chez les malades coinfectés VIH/VHC
Les craintes principales sur la tolérance de la bithérapie concernaient la tolérance hématologique, d'une part (notamment le risque de diminution des index immunitaires), et le risque d'interférence médicamenteuse, d'autre part (notamment entre la ribavirine et les analogues nucléosidiques antirétroviraux). Nous nous fonderons principalement dans ce chapitre sur les données encore non publiées et préliminaires du protocole Ribavic de l'ANRS.

Tolérance générale

La plupart des études publiées détaillent peu les effets secondaires associés au traitement antiviral C, mais ils ne sont globalement pas différents de ceux observés chez les malades monoinfectés par le VHC. La tolérance générale est dominée par des effets secondaires neuropsychiques [86] [87] [88] [89], pseudo-grippaux [86] [87] [88] [93] ou à type de prurit ou de toux [88].
L'anémie dose-dépendante liée à la ribavirine ne pose pas plus de problème chez les malades coinfectés que chez les malades monoinfectés malgré l'usage fréquent de traitements cytopéniants, incluant l'azidothymidine [86] [87] [93] figure 4. Elle est réversible après diminution des doses ou après usage d'érythropoïétine. L'impact de la bithérapie sur les lignées blanches (neutrophiles et lymphocytes) et plaquettaires est modeste et comparable, que la bithérapie inclut l'IFN standard ou pégylé figure 5.
Les effets secondaires généraux ne sont donc pas différents de ceux observés chez les malades monoinfectés par le VHC, mais ils s'ajoutent à ceux du traitement antirétroviral. Cela explique que la tolérance générale puisse être plus difficile chez les malades coinfectés et que la fréquence des arrêts thérapeutiques, de l'ordre de 5 à 39 % à comparer aux 10 % par semestre de traitement chez les malades monoinfectés VHC [80] [81] [82], puisse être supérieure. Dans le protocole Ribavic, des effets indésirables graves ont été notés chez 67 des 361 premiers malades inclus, nécessitant 59 hospitalisations sans différence que le traitement soit l'IFN standard ou pégylé. Le traitement a dû être arrêté dans 89 cas (45 sous IFN standard et 44 sous IFN PEG). L'analyse de tolérance doit prendre en compte non seulement les effets secondaires, mais aussi la moindre efficacité thérapeutique. En effet, il ne semble pas justifié de prolonger un traitement antiviral en cas d'effets secondaires si la virémie précoce (au 3e ou 6e mois de traitement) reste détectable.


Tolérance immunologique et interactions médicamenteuses

Une diminution du nombre absolu des CD4 durant le traitement a été initialement rapportée au cours de la monothérapie par IFN ; elle est fréquente (45 à 100/mL) [88] [90] [91] [92] [93], mais inconstante [86] [87] et sans changement du pourcentage de lymphocytes CD4 et du rapport CD4/CD8 [93] et sans variation significative de la charge virale VIH [72] [73] [74] [77] [78] [79] [94]. Il en est de même avec l'IFN PEG, avec une diminution d'environ 20 % du nombre de CD4 dans les 3 premiers mois de traitement ; en revanche, les espoirs d'une efficacité antirétrovirale ne se sont pas confirmés aux doses utilisées (1,5 mg/kg/semaine). Les CD4 retournent à leurs valeurs préthérapeutiques après arrêt du traitement anti-VHC et aucune infection opportuniste n'a été signalée.
Une possible diminution par la ribavirine de la phosphorylation de certains analogues nucléosidiques (stavudine ou azidothymidine) a été montrée in vitro, faisant craindre une diminution de l'efficacité du traitement antirétroviral [95]. Cela n'a pas été rapporté in vivo [94], même si la réappartion d'une virémie détectable a été décrite [88] [90] [91] [93] : le traitement est donc réalisable sous réserve d'une nécessaire surveillance immunologique [97].
À l'opposé, un effet synergique a été suggéré avec la didanosine [98]. Cette synergie pourrait expliquer les cas de cytopathies mitochondriales décrits après l'introduction d'un traitement associant l'IFN et la ribavirine [99] [100] [101] : pratiquement tous les malades, dont ceux du protocole Ribavic (6 cas d'hyperlactatémies et 2 cas de pancréatites parmi les 361 premiers malades randomisés), ayant développé des hyperlactatémies asymptomatiques ou symptomatiques avec acidose lactique ou des pancréatites justifiant un arrêt thérapeutique, recevaient un traitement antirétroviral incluant la didanosine [100]. Dans tous les cas, les perturbations cliniques, l'hyperlactacidémie, la cholestase et l'hyperamylasémie ont régressé à l'arrêt de la ribavirine. Un test de réintroduction de l'IFN seul chez un malade suggère un rôle causal de la ribavirine dans la survenue des symptômes. Cela justifie une surveillance mensuelle des CPK, des lactates et des enzymes pancréatiques chez les malades coinfectés traités par des analogues nucléosidiques, incluant la didanosine, chez lesquels la ribavirine est introduite. Il convient d'être particulièrement prudent dans l'indication et le suivi du traitement chez les malades cirrhotiques.


Autres traitements et mesures thérapeutiques associées

Il est difficile de conclure sur l'efficacité des autres traitements proposés.
Une étude pilote de la combinaison IFN/amantadine, par comparaison à l'IFN seul, n'a montré de réponse virologique prolongée chez aucun des malades avec l'un des deux traitements [102]. Deux petites séries de 6 et 12 malades traités par interleukine-2 ont donné des résultats contradictoires (baisse sans négativation de la charge virale VHC dans l'une, et absence de modification de la charge virale VHC dans l'autre) [103] [104]. Des protocoles à plus large échelle sont en cours de réalisation.
Dans les mesures thérapeutiques associées, il est nécessaire d'obtenir un sevrage effectif pour l'alcool qui est un cofacteur de progression de la maladie et de mauvaise observance thérapeutique [27] [34] [39].
La poursuite d'un usage de drogue actif n'est pas une contre-indication absolue au traitement antiviral, mais limite les chances d'une observance satisfaisante, gage de l'efficaité thérapeutique, et justifiant des démarches de substitution [105]. En cas de substitution par buprénorphine haut dosage ou méthadone, il n'existe pas d'interaction connue entre ces deux molécules et le traitement anti-VHC. Il faut souligner que l'observance thérapeutique pour les antirétroviraux chez les malades substitués ne diffère pas dans les différentes études de celle des malades non substitués.


Objectifs du traitement de l'hépatite chronique

Rappelons que, comme pour les malades monoinfectés, l'objectif principal du traitement est l'obtention d'une guérison (traitement curatif) définie par
a. une éradication virale durable permettant l'arrêt de l'activité nécrotico-inflammatoire de l'hépatite ;
b. l'arrêt de la progression de la fibrogenèse ;
c. éventuellement, une prédominance des mécanismes de fibrolyse permettant un remodelage hépatique et un retour du foie à la normale [106].
Un effet "suppressif "chez les malades ayant au moins une réponse biochimique complète (normalisation de l'activité des aminotransférases), voire une réponse virologique partielle, n'est pas exclue (traitement palliatif) et pourrait justifier la poursuite du traitement [107]. En cas de lésions hépatiques sévères, notamment en cas de cirrhose, d'autant plus qu'elle est active ou symptomatique, le traitement de l'hépatite chronique C est justifié. Cependant, le risque d'effets secondaires est particulièrement élevé chez ces malades, justifiant une surveillance étroite.


Place de la transplantation hépatique

La politique concernant l'accès de ces malades à la transplantation hépatique doit être révisée : une réflexion est en cours à la demande de l'Établissement français des greffes et un protocole de transplantation des malades coinfectés débute sous l'égide de l'ANRS. L'infection par le VIH ne constitue pas une contre-indication absolue à la transplantation hépatique : elle sera réservée aux cirrhotiques ayant les mêmes indications que celles des monoinfectés et surtout ayant une situation immunologique stable et contrôlée. Les résultats sont encore incertains [108] [109], mais justifient la poursuite d'une politique d'ouverture dans le cadre d'un protocole.

Qui et quand traiter ?

Selon la sévérité de l'hépatopathie

Le traitement sera principalement décidé en fonction des résultats biopsiques : en cas de maladie minime, une simple surveillance peut être proposée avec contrôle histologique tous les 3 ans pour ne pas méconnaître une détérioration histologique qui relèverait alors d'un traitement [15] figure 2. Cependant, un génotype favorable (2 ou 3), une virémie VHC et VIH faibles, un taux de CD4 > 200/mL, peuvent faire discuter un traitement quelle que soit l'histologie hépatique du fait des espoirs de guérison. En cas de maladie sévère, le traitement antiviral est justifié. Le traitement est d'autant plus justifié, lorsque la maladie est sévère, que l'infection par le VIH accroît significativement par rapport à la monoinfection VHC les risques de complications de la cirrhose (50 vs 14 % à 2 ans, 70 vs 40 % à 5 ans, p = 0,005, RR = 5,0) et de mortalité (21 vs 4,5 % à 2 ans et 43 vs 12 % à 5 ans, p = 0,032, RR = 2,4) [110].
Selon la priorité virale VHC ou VIH


Deux situations doivent être séparées selon que le sujet coinfecté reçoit ou non un traitement antirétroviral.

Malades coinfectés sans traitement antirétroviral

Si les malades sont naïfs de tout traitement antirétroviral (selon les recommandations du rapport 2001 du Professeur J.-F. Delfraissy, ce sont les malades ayant des CD4 > 350/mL et une charge virale VIH < 30 000 copies/ml), l'évaluation complète de l'hépatopathie C avec une ponction biopsie du foie devra être faite avant l'introduction du traitement antirétroviral et conduira à un traitement contre le VHC si les lésions histologiques de fibrose sont supérieures ou égales à 2 (ou si l'activité est supérieure ou égale à 2 lorsque la fibrose est à 1) en score METAVIR. Cette priorité du traitement antiviral C permet d'espérer une meilleure observance et une meilleure efficacité virologique sur le VHC (faible immunodépression, tolérance clinique et biologique souvent meilleure et progression de la fibrose hépatique plus lente au stade d'immunodépression légère) ; surtout, elle évite les interactions médicamenteuses entre ribavirine et analogues nucléosidiques (cytopathie mitochondriale), la majoration de l'hépatotoxicité des antirétroviraux par l'hépatopathie sous-jacente en cas de guérison virologique et le risque d'hépatite de restauration immunitaire.


Malades coinfectés recevant un traitement antirétroviral

Si les malades reçoivent une multithérapie anti-VIH, la mise en route du traitement anti-VHC se fera sur la même base histologique, mais il faudra coupler à la surveillance classique du traitement de l'hépatite C (numération formule sanguine bimensuelle dans les 2 premiers mois du traitement puis mensuelle, TSH trimestrielle) et du VIH (CD4 et charge virale mensuelle ?) un dosage mensuel des CPK, des lactates veineux et des enzymes pancréatiques, notamment au début de traitement [100]. Notons que l'immunodépression sévère (CD4 < 200/mL) est un facteur de mauvaise réponse virologique (absence de réponse virologique prolongée chez les malades traités avec des CD4 < 200/mL dans notre expérience) et de mauvaise tolérance clinique et biologique chez des malades ayant une anorexie. Outre la limite de l'efficacité virologique dans ce sous-groupe de malades l'effet lymphopéniant amène à rediscuter la reprise des prophylaxies primaires ou secondaires des infections opportunistes. Chez de tels malades, il est probablement justifié, en l'absence d'hépatopathie sévère, de privilégier le traitement antirétroviral et la restauration immunitaire avant d'envisager le traitement de l'hépatite C.


Figure 1. Diagnostic et propositions thérapeutiques en fonction du score METAVIR chez les malades ayant une coinfection VIH-VHC.
Diagnosis and therapeutic strategies according to the METAVIR score in HIV-HCV-coinfected patients.


Figure 2. Facteurs impliqués dans l'hypertransaminasémie chez les malades ayant une coinfection VIH-VHC (IP = inhibiteur de protéase ; Tt = thérapie).
Causes of increased aminotransferase levels in HIV-HCV-coinfected patients.


Figure 3. Résultats du traitement de l'hépatite chronique C par la bithérapie IFN-ribavirine chez les malades ayant une coinfection VIH-VHC.
Results of the combination of ribavirin and interferon in the treatment of patients with chronic hepatitis C in HIV-HCV-coinfected patients.


Figure 4. Évolution de l'hémoglobine sous bithérapie interféron-ribavirine (interféron standard [IFN] ou pégylé [PEG IFN]) (protocole Ribavic de l'ANRS).
Hemoglobin levels during the treatment with combination of ribavirin and interferon in HIV-HCV-coinfected patients.


Figure 5. Évolution des lignées leucocytaires et plaquettaires sous bithérapie IFN-ribavirine (standard ou pégylée) (protocole Ribavic de l'ANRS). pnn = polynucléaires neutrophiles.
Leukocyte and platelet levels during treatment with the combination of ribavirin and interferon in the treatment of chronic hepatitis C in HIV-HCV-coinfected patients.

 



[1] Thélot B, Pialoux G, Delhommeau A, Piroth L, Salmon-Céron D et l'APPIT. Épidémiologie hospitalière des patients coinfectés par le VIH et le VHC. BEH 2000 ;39 :171-2.
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