Revue de Presse
du Mois

 Hepatoweb édition
Mobile

 
HEPATOBASE
Retour


"Nous remercions les Editions Masson qui ont accepté à titre gracieux la reproduction
de l'ensemble de ces textes issus de leur fonds éditorial"


Quelles sont les indications du traitement dans l'hépatite C aiguë ?
Robert P. MYERS (1), Corinne REGIMBEAU (1), Joseph MOUSSALLI (1), Vlad RATZIU (1), Vincent DI MARTINO (1), Dominique THABUT (1), Brigitte BERNARD (1), Yves BENHAMOU (1), Thierry POYNARD (1)

(1)Service d'Hépato-Gastroentérologie, Groupe Hospitalier Pitié-Salpêtrière, Paris

Gastroentérologie clinique & biologique 2002; 26: 188-193
© Masson, Paris, 2002

 

Gastroentérologie clinique & biologique

 

L'hépatite aiguë C est exceptionnellement identifiée par le malade ou par le médecin. Le malade ne peut l'identifier, car le plus souvent il n'existe pas de symptômes ou il n'y a qu'une asthénie banale [1]. Le médecin ne peut l'identifier, car les contaminations transfusionnelles sont devenues exceptionnelles dans les pays ayant les moyens de dépister le virus C chez les donneurs de sang [2].

Définition de l'hépatite aiguë C

Par analogie avec la définition arbitraire de l'hépatite aiguë B, on pourrait accepter comme définition de l'hépatite aiguë C "l'inflammation des cellules du foie survenant dans les 6 premiers mois après une première contamination par le virus de l'hépatite C (VHC)". Le plus souvent, l'inflammation du foie est définie par une augmentation de l'activité sérique des aminotransférases.


Concept de l'indication du traitement de l'hépatite aiguë C

Il existe une indication du traitement si la maladie est "mauvaise pour la santé" et s'il existe un traitement avec "un bon rapport bénéfice-risque". Le but de cette mise au point n'est pas de reprendre les arguments prouvant la gravité de l'hépatite C. On considérera que ce point est acquis avec pour les sujets contaminés un risque de passage à la chronicité dans la majorité des cas et une probabilité moyenne d'évolution vers la cirrhose d'au moins 20 % des sujets initialement contaminés. On considérera également qu'un sujet contaminé peut lui-même contaminer les autres par le sang (faux négatifs des tests de dépistage chez les donneurs de sang, toxicomanie à plusieurs), la transmission de la mère à l'enfant, la transmission sexuelle et les éventuelles transmissions des personnels soignants aux malades [3] [4]. Il existe donc un bénéfice potentiel pour la société à diminuer ces risques de transmission en éradiquant le VHC ou en diminuant sa virulence (par exemple, en diminuant la quantité de virus circulante) et cela même chez les sujets n'ayant pas pour eux-mêmes un bénéfice immédiat à attendre de ce traitement.


Circonstances de détection d'une hépatite aiguë C

D'après la littérature et notre expérience, les trois circonstances où l'on discute l'hépatite aiguë C en prospectif sont la contamination des toxicomanes, l'exposition accidentelle parmi le personnel de soins [5] [6] et le nouveau-né de mère VHC positive [7]. Nous avons observé un cas très probable de transmission sexuelle associé à une primo-infection herpétique. Il existe encore des cas exceptionnels de transmission chez des multitransfusés. Il est à craindre que, dans les pays pauvres où le dépistage des donneurs de sang n'est pas effectué, de nombreux cas d'hépatite aiguë continuent à survenir.
Le premier but de cette mise au point est d'évaluer l'efficacité et le risque des traitements de l'hépatite aiguë C. Le deuxième but est d'identifier les facteurs favorables de guérison spontanée et de réponse au traitement. Le troisième but est de résumer nos suggestions de prise en charge, avec comme but final non pas d'imposer des idées personnelles, mais de fournir aux participants de la conférence de consensus des éléments de discussion et, nous l'espérons, de bonnes décisions.


Revue des essais thérapeutiques et des facteurs prédictifs de l'évolution de l'hépatite aiguë C

Essais randomisés

Notre équipe a récemment mis à jour les précédentes méta-analyses des essais randomisés de l'interféron dans le traitement de l'hépatite aiguë C [8] et publié une revue avec une nouvelle méta-analyse [9], en particulier dans le cadre de la collaboration Cochrane [10]. Les détails méthodologiques sont donnés dans ces publications. En résumé, un total de 18 essais du traitement de l'hépatite aiguë C par l'interféron ont été identifiés [11] [12] [13] [14] [15] [16] [17] [18] [18] [20] [21] [22] [23] [24] [25] [26] [27] [28]. Trois essais ont été exclus, car publiés 2 fois [17] [18] [18] ; 6 n'étaient pas contrôlés [20] [21] [22] [23] [24] [25] et 3 étaient non randomisés [26] [27] [28]. Les 6 essais restants, 2 de l'interféron bêta [15] [16] et 4 de l'interféron alfa [11] [12] [13] [14], étaient inclus dans la méta-analyse. À cause d'une hétérogénéité significative dans les études de l'interféron bêta, le noyau principal de cette analyse était constitué de 4 essais randomisés de l'interféron alfa.
Les principales caractéristiques cliniques de ces essais sont données dans le tableau I. Tous les malades dans les essais de l'interféron alfa étaient contaminés par des transfusions de sang et les malades traités ont reçu l'interféron alfa à la posologie de 3 millions d'unités 3 fois par semaine en sous-cutané pendant 12 semaines. Les résultats de cette méta-analyse sont résumés dans les figure 1, figure 2. Il existait une différence très significative en faveur de l'interféron alfa, quelle que soit la méthode utilisée et quel que soit le critère de jugement. Parmi les sujets traités par l'interféron, le pourcentage de sujets avec une réponse complète en termes de l'activité de l'alanine aminotransférase (ALAT) à la fin du traitement était de 74 % vs 30 % dans le groupe contrôle, avec une différence moyenne de 45 % (95 % CI 31-59 %, p < 0,001), et le pourcentage de réponse durable en termes d'activité de l'ALAT 12 mois après la fin du traitement était de 54 % vs 25 % dans le groupe contrôle, avec une différence moyenne de 29 % (95 % CI 14-44 %, p < 0,001). Le pourcentage de sujets avec disparition de l'ARN du VHC dans le sérum 12 mois après la fin du traitement était de 32 % vs 4 % dans le groupe contrôle, avec une différence moyenne de 29 % (95 % CI 16-43 %, p < 0,001).
La conclusion de cette méta-analyse était que l'interféron alfa à la dose de 3 millions d'unité 3 fois par semaine pendant au moins 3 mois était très efficace et devait être recommandé en cas d'hépatite aiguë C [10]. Une autre méta-analyse par Camma et al. avait observé des résultats semblables [29]. Ces analyses confirment "prospectivement" l'histoire naturelle de l'hépatite aiguë C académiquement enseignée avec 25 % de normalisation spontanée de l'activité des aminotransférases. La persistance d'une virémie positive chez 96 % des contrôles, au moins 15 mois après la contamination, est inquiétante, et très en faveur d'un traitement systématique et précoce dans le type de population sélectionnée dans ces essais. En termes de tolérance, ces essais ont inclus très peu de sujets et il faut donc être prudent. Aucun cas d'hépatite fulminante n'a été signalé lors de ces traitements très précoces.

Essais non randomisés

Parmi les essais non randomisés, trois essais ont été sélectionnés pour leur intérêt thérapeutique et leur qualité. Le premier est un essai de l'interféron alfa à dose élevée [24]. Le schéma thérapeutique choisi est un traitement par 10 millions d'unités d'interféron en sous-cutané tous les jours jusqu'à normalisation de l'activité des aminotransférases chez 24 malades avec une hépatite aiguë ictérique. La disparition de l'ARN du VHC dans le sérum a été observée en moyenne en sept jours de traitement avec une normalisation de l'activité des aminotransférases en 30 jours (extrêmes 18 à 43 jours). Il n'existait pas de corrélation significative entre la virémie et l'activité sérique initiale des aminotransférases ou entre la virémie et la dose d'interféron nécessaire à la normalisation de l'activité des aminotransférases. La dose cumulée moyenne d'interféron était de 300 MU. La tolérance a été excellente sans diminution de dose. Chez 22 malades qui ont eu la totalité du traitement (2 malades n'étaient pas en conformité), 20 (91 %) ont obtenu une réponse virologique complète (négativation de l'ARN pendant plus de 6 mois). Un an après le traitement, deux malades ont rechuté à 7 et 8 mois respectivement ; les 18 autres malades sont restés négatifs pour l'ARN du VHC pendant une moyenne de 18,5 mois (réponse virologique durable parmi tous les malades, 75 %).
Un deuxième essai non randomisé plus récent de l'interféron alfa-2b à forte dose a également donné d'excellents résultats [6]. La posologie était de 5 millions d'unités tous les jours pendant 4 semaines et ensuite 3 fois par semaine pendant 20 semaines, chez 44 malades avec une hépatite C aiguë. Trente malades (68 %) étaient ictériques. L'activité de l'ALAT dans le sérum a été normalisée en 10 semaines (extrêmes 2 à 48 semaines) et la disparition de l'ARN du VHC a été observée chez tous les malades en moyenne en 3,2 semaines (extrêmes 2 à 12 semaines) après le commencement du traitement. Après 6 mois de suivi, 43 malades (98 %) avaient une normalisation de l'activité des aminotransférases et une négativation de l'ARN du VHC. La seule malade qui n'a pas négativé l'ARN du VHC était traitée par bolus de corticoïdes pour une sclérose en plaques pendant l'étude. Elle a été retraitée par interféron alfa-2a et ribavirine et a négativé la PCR et normalisé l'activité des aminotransférases.
En général, le traitement était bien toléré : seulement un malade a arrêté le traitement et aucun des autres n'a eu besoin d'une diminution des doses. La fréquence des effets secondaires était semblable pendant la période initiale de posologie élevée et les 20 semaines suivantes et il n'y avait aucun effet secondaire sérieux.
Un troisième essai non randomisé, publié sous forme de résumé pour l'instant, a observé une grande efficacité de l'interféron (avec ou sans ribavirine) chez 50 malades avec une hépatite C aiguë [30]. Seuls les malades avec une PCR positive 12 semaines après le début des symptômes (n = 24) ont été traités. Une réponse virologique durable a été observée chez 90 % des malades (dont 15 malades sur 16 traités avec 6 mois de suivi). Ce schéma, en attendant 12 semaines après les symptômes pour prendre une décision, permet d'éviter un traitement inutile chez des malades avec une négativation virale spontanée précoce.


Facteurs prédictifs de l'évolution de l'hépatite aiguë C

Les facteurs prédictifs de guérison spontanée ou de réponse au traitement ne sont pas bien connus. Les faibles effectifs ne permettent pas la prise en compte simultanée de plusieurs facteurs.

Malades non traités

Chez les malades non traités, de 70 % à 96 % ont une virémie persistante [1] [30] [31]. La caractéristique prédictive de disparition virale spontanée la plus souvent identifiée est la présence des symptômes, le plus notamment un ictère. Il est plus difficile de tenir compte de symptômes non spécifiques comme la fatigue ou les nausées. Dans une étude de 38 malades italiens, l'ictère était plus fréquent chez les malades présentant une résolution spontanée (83 %) que chez ceux ayant constitué une hépatite chronique (36 %) [31] ; plusieurs autres études ont observé des résultats semblables [30] [32] [33]. Une étude chez 9 malades avec une hépatite aiguë C asymptomatique n'a observé aucune guérison spontanée [30]. Cette association entre la négativation virale spontanée et les symptômes est probablement expliquée par l'intensité de la réponse immunologique au virus observée chez les malades symptomatiques [1]. En revanche, il n'existe pas de consensus sur les valeurs pronostiques du génotype et de la charge virale. Les malades ayant un génotype 1b [34] et ceux ayant des titres viraux maximaux élevés [32] pourraient être à plus grand risque de passage à la chronicité, mais ces observations reposent sur des effectifs très faibles et n'ont pas été confirmées [30] [31] ; il n'existe pas de seuil du titre viral ni à la présentation de l'hépatite, ni au maximum observé du titre, qui prédit la disparition ou la persistance du virus. Des études suggèrent qu'une décroissance virale rapide prédit la guérison spontanée, ce qui est attendu, car il faut bien que la virémie se négative. La plupart des guérisons spontanées surviennent dans les 24 semaines suivant la contamination, c'est-à-dire dans les 12 semaines suivant les symptômes. Parmi 50 malades, 86 % de ceux qui ont éliminé le virus spontanément l'ont fait dans un délai de 12 semaines après le début des symptômes [30]. Dans une autre étude, 6 malades ayant une hépatite aiguë C spontanément résolutive ont négativé l'ARN du VHC dans le sérum dans un délai de 8 semaines après le diagnostic [31]. Il a été également suggéré que les malades développant une population virale hétérogène, avec une grande diversité des quasi-espèces, sont plus à risque de constituer une infection chronique que les malades ayant une population virale homogène [35].


Malades traités

Dans un essai randomisé [11] de l'interféron alfa-2b chez 16 malades avec une hépatite aiguë C, les répondeurs avaient des niveaux initiaux de l'ARN du VHC sensiblement plus bas que ceux des non-répondeurs (0,44 vs 13 MEq/ml, p = 0,02 ; bDNA, Chiron Corporation). Cependant, la prise en compte des symptômes ou des facteurs identifiés chez les malades traités pour une hépatite chronique C (âge, sexe ou génotype) ou des facteurs spécifiques de l'hépatite aiguë (symptômes, délai d'incubation) n'a pas été correctement réalisée. Dans les essais non randomisés, aucune caractéristique prédictive de réponse au traitement n'a été identifiée [6] [24] [30].


État des connaissances sur les possibilités de traitement " prophylactique "

Il n'existe aucun argument pour recommander un traitement prophylactique juste après une exposition au sang et avant la découverte d'une PCR positive ou d'une augmentation des transaminases, que ce soit par injections de gamma-globulines spécifiques ou non ou par administration d'agents antiviraux. Il n'existe pas d'essais cliniques des gamma-globulines publiés chez l'homme. Un travail expérimental chez 2 chimpanzés n'a pas montré de protection par l'injection intraveineuse de gamma-globulines immunes une heure après la contamination [36]. Les anticorps passivement transmis ont disparu et l'antigène du VHC est apparu associé à une augmentation de l'activité des aminotransférases. Par rapport au chimpanzé témoin, les 2 chimpanzés traités avaient une période d'incubation plus longue, mais l'expression de l'hépatite était la même.


Recommandations de traitement dans l'hépatite aiguë C

Des recommandations pour le traitement d'un malade atteint d'une hépatite aiguë C sont suggérées dans la figure 3. Si le contage est documenté avec une PCR positive et si le malade est asymptomatique, les recommandations sont de commencer immédiatement un traitement contre le VHC sans faire de biopsie de foie, car la probabilité du passage à l'infection chronique est élevée. Bien que les essais randomisés versus groupe contrôle n'aient démontré que l'efficacité de l'interféron alfa à 3 millions d'unités 3 fois par semaine pendant 3 mois, nous suggérons d'utiliser le meilleur traitement validé pour l'hépatite chronique C, c'est-à-dire la combinaison interféron pégylé et ribavirine [37] [38] à la posologie de l'autorisation de mise sur le marché et pendant 24 semaines (interféron pégylé 1,5 mg/kg/semaine et ribavirine 11 mg/kg/jour).
Cette recommandation est principalement fondée sur les similitudes entre l'hépatite aiguë prolongée et l'hépatite chronique récente. Dans les essais publiés, l'hépatite dite aiguë est traitée après presque 24 semaines d'évolution en moyenne (8 à 12 semaines d'incubation, puis 12 semaines de période de suivi avec ou sans symptômes), ce qui est similaire à une hépatite chronique C diagnostiquée précocement. Il est donc très vraisemblable que les meilleurs traitements de l'hépatite chronique "récente" soient aussi les meilleurs traitements de l'hépatite aiguë "prolongée". Les traitements de l'hépatite chronique C ont progressé de façon spectaculaire ces 10 dernières années avec actuellement 54 à 56 % de guérisons par le nouveau standard qui est la combinaison ribavirine et interféron alfa pégylé [37] [38].
Compte tenu de la difficulté de réalisation des essais randomisés dans l'hépatite C aiguë, il nous paraîtrait préjudiciable pour les malades de ne pas tenir compte des progrès observés dans l'hépatite chronique. Pour l'hépatite aiguë, il a fallu 10 ans pour que des essais non randomisés suggèrent que des posologies fortes d'interféron étaient plus efficaces (disparition prolongée de l'ARN viral dans 75 % et 98 % des cas dans les deux essais principaux) que des posologies faibles (32 % dans la méta-analyse) [6] [10] [30]. Il serait un peu artificiel, pour ne pas dire ridicule, de recommander des essais randomisés comparant successivement la monothérapie par interféron standard à la combinaison interféron standard et ribavirine, puis à l'interféron pégylé en monothérapie, puis à la combinaison interféron pégylé et ribavirine. Les résultats d'une telle stratégie seraient connus dans plusieurs années et probablement après la mise sur le marché des nouvelles thérapies comme les anti-protéases.
Enfin, on peut également craindre que l'interféron standard non pégylé puisse être retiré du marché dans les prochaines années, compte tenu de sa moindre efficacité et de sa moins bonne commodité d'emploi par rapport à la forme pégylée.
Une alternative serait de proposer l'interféron pégylé en monotherapie pendant 24 semaines et de ne prescrire la ribavirine chez les sujets ayant une PCR du VHC toujours positive à la douzième semaine. Cette stratégie aurait l'avantage d'être moins coûteuse et mieux supportée et l'inconvénient d'être potentiellement moins efficace.
Chez les malades ayant une hépatite aiguë C symptomatique (ictérique), nous suggérons la réalisation d'une PCR du VHC 12 semaines après le début de l'ictère. Si l'ARN du VHC reste détectable à ce moment, nous suggérons un traitement de 24 semaines par la combinaison interféron pégylé et ribavirine. Cette stratégie évitera un traitement inutile chez les malades qui guérissent spontanément avant la douzième semaine après le début de l'ictère et qui ne sont pas exceptionnels parmi ces sujets symptomatiques. Chez les malades ayant un risque de contamination d'autrui, comme les toxicomanes, un traitement immédiat peut être proposé.
Chez les malades ayant une hépatite aiguë asymptomatique, par exemple après un accident d'exposition au sang, nous suggérons de commencer le traitement dès la découverte d'un ARN viral positif en PCR et d'une activité des aminotransférases élevée. Au décours d'un accident d'exposition au sang, la recommandation est un suivi par un dosage de l'activité des aminotransférases pendant un maximum de 6 mois, le diagnostic d'hépatite C étant confirmé par la positivité de l'ARN en PCR, après la découverte d'une augmentation de l'activité des aminotransférases.
Les recommandations de suivi pendant et après le traitement sont les mêmes que pour l'hépatite chronique.


Figure 1. Résumé de la méta-analyse des essais de l'interféron alfa dans le traitement de l'hépatite aiguë C [10].
Summary of a meta-analysis of randomized trials of interferon alfa in the treatment of acute hepatitis C [10].


Figure 2. Négativation durable de l'ARN avec l'interféron alfa dans l'hépatite aiguë C (*) (**). * Négativation de l'ARN prolongée dans une méta-analyse des essais randomisés de l'interféron alfa chez des sujets ayant une hépatite aiguë C [10] . L'essai de Viladomiu et al. [14] est exclu car les résultats virologiques n'étaient pas donnés. OR = odds ratio. ** Figure conservée en anglais, car extraite du logiciel de la collaboration Cochrane [10].
Sustained virological response with interferon alfa in acute hepatitis C (*).
* Rates of sustained virological response in a meta-analysis of randomized, controlled trials of interferon alfa in patients with acute hepatitis C
[10]. The Viladomiu et al. trial [14] is excluded because virologic outcomes were not reported. OR=odds ratio.


Figure 3. Algorithme proposé pour le traitement de l'hépatite aiguë C. * Interféron pégylé (1,5 ug/kg/semaine) et ribavirine (11 mg/kg/jour). Ý Répéter la PCR du VHC et l'activité des aminotransférases tous les mois pendant 6 mois et tous les 6 mois pendant un an. Si la PCR du VHC devient positive, traiter par interféron pégylé et ribavirine.
Proposed algorithm for the management of acute hepatitis C.



[1] Orland JR, Wright TL, Cooper S. Acute hepatitis C. Hepatology 2001;33:321-7.
[2] Donahue JG, Munoz A, Ness PM, Brown DE, Jr., Yawn DH, McAllister HA, Jr., et al. The declining risk of post-transfusion hepatitis C virus infection. N Engl J Med 1992;327:369-73.
[3] Maillard M, Poynard T, Dubreuil P, Agostini H, Hautecoeur B, Pillot J, et al. Enquête prospective sur la prévalence des anticorps anti-VHC et des facteurs de risque dans le personnel d'un hôpital de la région parisienne. Gastroenterol Clin Biol 1996 ;20 :1053-7.
[4] Germanaud J, Causse X, Dhumeaux D. Transmission de l'hépatite C lors des piqûres accidentelles. Évaluation du risque. Presse Med 1994 ;23 :1078-82.
[5] Alter MJ, Hadler SC, Judson FN, Mares A, Alexander WJ, Hu PY, et al. Risk factors for acute non-A, non-B hepatitis in the United States and association with hepatitis C virus infection. JAMA 1990;264:2231-5.
[6] Jaeckel E, Cornberg M, Wedemeyer H, Santantonio T, Mayer J, Zakel M, et al. Treatment of acute hepatitis C with interferon alfa-2b. N Engl J Med 2001;345:1452-7.
[7] Yeung LT, King SM, Roberts EA. Mother-to-infant transmission of hepatitis C virus. Hepatology 2001;34:223-9.
[8] Poynard T, Leroy V, Cohard M, Thevenot T, Mathurin P, Opolon P, et al. Meta-analysis of interferon randomized trials in the treatment of viral hepatitis C: effects of dose and duration. Hepatology 1996;24:778-89.
[9] Thevenot T, Regimbeau C, Ratziu V, Leroy V, Opolon P, Poynard T. Meta-analysis of interferon randomized trials in the treatment of viral hepatitis C in naive patients: 1999 update. J Viral Hepat 2001;8:48-62.
[10] Myers RP, Regimbeau C, Thevenot T, Leroy V, Mathurin P, Opolon P, et al. Interferon for acute hepatitis C (Cochrane Review). Cochrane Database Syst Rev 2001 (in press).
[11] Hwang SJ, Lee SD, Chan CY, Lu RH, Lo KJ. A randomized controlled trial of recombinant interferon alpha-2b in the treatment of Chinese patients with acute post-transfusion hepatitis C. J Hepatol 1994;21:831-6.
[12] Lampertico P, Rumi M, Romeo R, Craxi A, Soffredini R, Biassoni D, et al. A multicenter randomized controlled trial of recombinant interferon-alpha 2b in patients with acute transfusion-associated hepatitis C. Hepatology 1994;9:19-22.
[13] Li XW. A report on therapy of interferon-a2b in patients with acute hepatitis C. Zhonghua Nei Ke Za Zhi 1993;32:409-11.
[14] Viladomiu L, Genesca J, Esteban JI, Allende H, Gonzalez A, Lopez-Talavera JC, et al. Interferon-alpha in acute posttransfusion hepatitis C: a randomized, controlled trial. Hepatology 1992;15:767-9.
[15] Calleri G, Colombatto P, Gozzelino M, Chieppa F, Romano P, Delmastro B, et al. Natural beta interferon in acute type-C hepatitis patients: a randomized controlled trial. Ital J Gastroenterol Hepatol 1998;30:181-4.
[16] Omata M, Yokosuka O, Takano S, Kato N, Hosoda K, Imazeki F, et al. Resolution of acute hepatitis C after therapy with natural beta interferon. Lancet 1991;338:914-5.
[17] Genesca J, Esteban JI, Quer J, Viladomiu LL, Gonzalez A, Esteban R, et al. Hepatitis C virus markers in patients with acute post-transfusion hepatitis treated with interferon alfa-2b. Gut 1993;34:S62-3.
[18] Colombo M, Lampertico P, Rumi M. Multicentre randomised controlled trial of recombinant interferon alfa-2b in patients with acute non-A, non-B/type C hepatitis after transfusion. Gut 1993;34:S141.
[19] Omata M, Takano S. A randomized, controlled trial of interferon-beta treatment for acute hepatitis C. Viral Hepatitis and Liver Disease 1994:1-603.
[20] Fukui S, Tohyama H, Iwabuchi S. Interferon therapy for acute hepatitis C; changes in serum markers associated with HCV and clinical effects. Nippon Rinsho 1994;52:1847-51.
[21] Lee WM, Shiffman ML, Gnann Jr. JW, Samanta A, Alam J. A trial of interferon therapy beta 1a for 4 weeks for therapy of acute hepatitis C (abstract). Hepatology 1996;24:275A.
[22] Ohnishi K, Nomura F, Iida S. Treatment of posttransfusion non-A, non-B acute and chronic hepatitis with human fibroblast beta-interferon: a preliminary report. Am J Gastroenterol 1989;84:596-600.
[23] Takano S, Satomura Y, Omata M. Effects of interferon beta on non-A, non-B acute hepatitis: a prospective, randomized, controlled-dose study. Japan Acute Hepatitis Cooperative Study Group. Gastroenterology 1994;107:805-11.
[24] Vogel W, Graziadei I, Umlauft F, Datz C, Hackl F, Allinger S, et al. High-dose interferon-alpha2b treatment prevents chronicity in acute hepatitis C: a pilot study. Dig Dis Sci 1996;41 (12 Suppl):81S-85S.
[25] Palmovic D, Kurelac I, Crnjakovic-Palmovic J. The treatment of acute post-transfusion hepatitis C with recombinant interferon-alpha. Infection 1994;22:222-3.
[26] Alberti A, Chemello L, Belussi F, Pontisso P, Tisminetzky S, Gerotto M. Outcome of acute hepatitis C and role of alpha interferon therapy. In: Nishioka K, Suzuki H, Mishiro S, Oda T, editors. Viral Hepatitis and Liver Disease. Tokyo: Springer-Verlag; 1994. p. 604-6.
[27] Tassopoulos NC, Koutelou MG, Papatheodoridis G, Polychronaki H, Delladetsima I, Giannikakis T, et al. Recombinant human interferon alfa-2b treatment for acute non-A, non-B hepatitis. Gut 1993;34:S130-2.
[28] Ohnishi K, Nomura F, Nakano M. Interferon therapy for acute posttransfusion non-A, non-B hepatitis: response with respect to anti-hepatitis C virus antibody status. Am J Gastroenterol 1991;86:1041-9.
[29] Camma C, Almasio P, Craxi A. Interferon as treatment for acute hepatitis C. A meta-analysis. Dig Dis Sci 1996;41:1248-55.
[30] Gerlach TJ, Zachoval R, Gruener N, Jung MC, Ulsenheimer A, Shchraut W, et al. Acute hepatitis C: natural course and response to antiviral treatment (abstract). Hepatology 2001;34:341A.
[31] Santantonio T, Mazzola M, Guastadisegni A, Casalino C, Pastore G. A cohort study of acute hepatitis C virus (HCV) infection: natural course and outcome (abstract). Hepatology 1999;30:205A.
[32] Villano SA, Vlahov D, Nelson KE, Cohn S, Thomas DL. Persistence of viremia and the importance of long-term follow-up after acute hepatitis C infection. Hepatology 1999;29:908-14.
[33] Giuberti T, Marin MG, Ferrari C, Marchelli S, Schianchi C, Degli Antoni AM, et al. Hepatitis C virus viremia following clinical resolution of acute hepatitis C. J Hepatol 1994;20:666-71.
[34] Hwang SJ, Lee SD, Lu RH, Chu CW, Wu JC, Lai ST, et al. Hepatitis C viral genotype influences the clinical outcome of patients with acute posttransfusion hepatitis C. J Med Virol 2001;65:505-9.
[35] Farci P, Shimoda A, Coiana A, Diaz G, Peddis G, Melpolder JC, et al. The outcome of acute hepatitis C predicted by the evolution of the viral quasispecies. Science 2000;288:339-44.
[36] Krawczynski K, Alter MJ, Tankersley DL, Beach M, Robertson BH, Lambert S, et al. Effect of immune globulin on the prevention of experimental hepatitis C virus infection. J Infect Dis 1996;173:822-8.
[37] Manns MP, McHutchison JG, Gordon SC, Rustgi VK, Shiffman M, Reindollar R, et al. Peginterferon alfa-2b plus ribavirin compared with interferon alfa-2b plus ribavirin for initial treatment of chronic hepatitis C: a randomised trial. Lancet 2001;358:958-65.
[38] Fried MW, Shiffman ML, Reddy RK, et al. Pegylated (40kDa) interferon alfa-2a (PEGASYS) in combination with ribavirin: efficacy and safety results from a phase III, randomized, actively-controlled, multicenter study (abstract). Gastroenterology 2001;120 (Suppl):A55.










 


 Hit-Parade