La fibrose hépatique est
la principale complication de l'hépatite chroniqu C. Son
terme évolutif, la cirrhose, est la responsable de la
morbidité et de la mortalité de l'hépatite
C [1]. Des progrès importants ont été accomplis
dans la compréhension des mécanismes responsables
de la fibrose hépatique grâce, en particulier, aux
modèles animaux de fibrose et aux cultures des cellules
étoilées du foie (CEF) [2] [3] [4]. Ces mécanismes
n'ont pas de spécificité étiologique et,
comme le confirment différents travaux, ils s'appliquent
à l'hépatite C.
La fibrose
dans l'hépatite C : un mécanisme de cicatrisation
pathologique
Le foie réagit à
l'agression par le virus de l'hépatite C (VHC) par une
réaction inflammatoire dont l'un des composants est la
fibrogenèse. La fibrogenèse est un processus dynamique
caractérisé par la synthèse de molécules
constitutives de la matrice extracellulaire (MEC), ensemble complexe
de molécules protéiques (collagène, élastine),
glycoprotéiques (fibronectine, laminine...) et de protéoglycanes
organisées en réseaux tridimensionnels interconnectés
[5]. Il s'agit d'un mécanisme non spécifique d'organe
qui se pérennise tant que l'agent agresseur reste présent
dans le foie et qui vise à limiter l'extension de la réaction
inflammatoire. Il s'agit donc au début d'un mécanisme
physiologique bénéfique pour l'organisme et qui
fait partie intégrante du mécanisme de cicatrisation.
La fibrose est un mécanisme pathologique consécutif
à une fibrogenèse prolongée liée
à la persistance du VHC dans le foie. La fibrose est caractérisée
par le dépôt anarchique des molécules de
la MEC et leur organisation en polymères complexes et
peu solubles aboutissant à la perturbation de l'architecture
hépatique [6].
Dans l'hépatite C, la fibrose débute autour de
l'espace porte (fibrose périportale) pour s'étendre
vers les espaces voisins et les veines centrolobulaires réalisant
des septa ou ponts fibreux [7] [8] [9]. Le stade ultime du développement
de la fibrose hépatique est la cirrhose, caractérisée
par des bandes de tissu fibreux reliant entre elles la majorité
des structures mésenchymateuses portales et centrolobulaires
et isolant des nodules hépatocytaires. Une régénération
hépatique peut s'associer ou survenir après l'installation
de cette fibrose annulaire.
Fibrogenèse
: les cellules étoilées du foie et leur activation
La fibrogenèse est étroitement
liée à l'activation de cellules fibrocompétentes
hépatiques dont les principales sont les CEF [2], [10]
[11] [12]. Les CEF sont localisées dans l'espace de Disse
entre les hépatocytes et la paroi sinusoïdale. Dans
un foie normal, elles représentent 5 à 8 % de l'ensemble
des cellules. Elles y stockent la vitamine A et établissent
des connections étroites avec les cellules avoisinantes
par l'intermédiaire de prolongements cytoplasmiques étoilés.
Au cours de la fibrogenèse, les CEF subissent un processus
d'activation. Leur phénotype quiescent, lipocytaire évolue
vers un phénotype de type myofibroblastique ; les cellules
perdent alors leurs vésicules de graisse, acquièrent
un cytosquelette contractile caractérisé en particulier
par l'expression de l'alpha-actine muscle lisse et produisent
la majorité des constituants de la MEC [12].
Les CEF peuvent être isolées par des techniques
de centrifugation et mises en culture [10]. Dans ces conditions,
des CEF quiescentes acquièrent en quelques jours un phénotype
activé reproduisant in vitro la transformation phénotypique
observée en pathologie humaine. Ce modèle a permis
une progression considérable dans la connaissance des
mécanismes de régulation de la fibrogenèse
hépatique. Il a été en particulier montré
que le mécanisme d'activation des CEF qui sous-tend la
fibrogenèse se décompose en deux phases distinctes
: initiation où les CEF subissent l'influence de molécules
activatrices libérées par les différentes
cellules hépatiques lors de la réaction inflammatoire
initiale (cytokines, chemokines, radicaux libres, constituants
de la MEC) et évoluent vers un phénotype myofibroblastique
et phase d'entretien où les CEF vont, parallèlement
à leur transformation phénotypique, acquérir
de nouvelles propriétés sous l'influence de facteurs
de croissance. Ces principales propriétés sont
la fibrogenèse [12], la prolifération [13], la
contractilité [14], le chimiotactisme des leucocytes [15]
et la dégradation du micro-environnement matriciel [16].
Ce mécanisme a été illustré également
dans l'hépatite C où des CEF activées ont
été mises en évidence par immunohistochimie
à l'aide d'anticorps dirigés contre l'actine alpha-muscle
lisse sur des biopsies de malades atteints d'hépatite
chronique C active, marquage qui régressait partiellement
après traitement antiviral [17] [18] [19]. Ces techniques
morphologiques ont également permis de mettre en évidence
in situ certaines molécules censées jouer un rôle
dans l'activation des CEF, comme les produits de la péroxydation
lipidique [20]. Le rôle de la péroxydation lipidique
a été souligné dans un essai montrant une
efficacité relative du d-alpha-tocopherol chez des malades
atteints d'hépatite chronique C [21]. Le traitement par
d-alpha-tocopherol chez 6 malades résistant à l'interféron
induisait une régression des stigmates morphologiques
et biologiques d'activation des CEF et de péroxydation
lipidique, mais ne modifiait pas les paramètres cliniques,
biologiques ou histologiques.
Le rôle du TGF-b, principal facteur de croissance impliqué
dans la fibrogenèse, a été mis en évidence
dans l'hépatite chronique C. Toutes les études
concordent et montrent une élévation du TGF-b,
qu'il soit détecté par immunohistochimie [22],
[23], par hybridation in situ [24], RT-PCR dans le tissu (ARNm)
[25] ou par test ELISA dans le sérum des malades atteint
d'hépatite chronique C [26], [27]. Le CTGF, un médiateur
de la fibrogenèse et dont l'expression est augmentée
par le TGF-b, est également fortement exprimé au
cours de l'hépatite chronique C [28]. Son niveau d'expression
est globalement corrélé avec le degré de
fibrose hépatique.
La fibrose
: mécanismes et conséquences
Le développement d'une
fibrose, conséquence de la fibrogenèse, est un
tournant dans l'évolution de l'hépatite chronique.
C'est le dépôt et l'organisation tissulaire des
molécules de la MEC au sein du tissu hépatique.
À l'échelle de la microscopie, la MEC s'organise
en deux structures bien identifiées : des fibres et des
membranes basales [6]. Les fibres sont constituées par
un réseau réticulé comportant essentiellement
des molécules de collagène. Ils forment l'architecture,
le squelette de l'organe, mais jouent également un rôle
complexe d'échange d'informations avec les cellules avec
lesquelles ils rentrent en contact. Les autres structures identifiables
en microscopie sont les membranes basales. Dans le foie normal,
les membranes basales sont absentes dans l'espace de Disse au
contact du pôle vasculaire des hépatocytes. L'une
des modifications architecturales notable observée au
cours du processus de fibrose hépatique dans l'hépatite
C est le développement d'une membrane basale séparant
les hépatocytes et le flux sanguin, perturbant les échanges
entre le courant sanguin et les hépatocytes et réalisant
la capillarisation des sinusoïdes. Cette anomalie est cependant
moins courante dans les fibroses associées à l'hépatite
C que dans d'autres hépatopathies chroniques, comme la
maladie alcoolique [29].
Les fibres, ainsi que les autres composants de la MEC présents
en excès au cours de la fibrose, jouent également
un rôle de stockage de molécules très réactives
(facteurs de croissance, cytokines) sous leurs formes inactives,
mais susceptibles d'être activées suite à
des modifications du micro-environnement [28], [30]. Lors du
développement de la fibrose, il existe, d'une part, une
augmentation quantitative de la MEC, mais également des
modifications qualitatives dans la répartition de ses
différents composants [31]. L'une des caractéristiques
de la fibrose hépatique est la transformation d'une MEC
lâche de type membrane basale en MEC réticulée
et dense de type fibrillaire, beaucoup plus résistante
à la dégradation enzymatique.
Cofacteurs associés
au développement de la fibrose dans l'hépatite
C
Dans l'hépatite chronique
C, l'évolution de la fibrose et sa vitesse de progression
sont très variables selon les individus. Des études
épidémiologiques transversales et longitudinales
ont permis d'isoler un certain nombre de cofacteurs cliniques
associés à la vitesse de développement de
la fibrose dans l'hépatite chronique C. Ces facteurs sont
liés au virus, à l'environnement et à l'hôte.
Le rôle délétère du sexe masculin,
d'un âge élevé au moment de l'infection,
d'une intoxication alcoolique, d'une coinfection par le virus
de l'immunodéficience humaine (VIH) a été
particulièrement bien démontré et confirmé
dans plusieurs études [32] [33] [34]. Les mécanismes
cellulaires ou moléculaires d'intervention de ces cofacteurs
dans les mécanismes de la fibrose liée au virus
C ne sont pas encore élucidés. Les facteurs viraux,
charge virale et génotype, ont été également
étudiés, mais ils ne semblent pas être significativement
associés à l'évolution de la fibrose. Les
premières études suggéraient que le génotype
1b était associé à une maladie plus sévère.
Des études plus récentes, prenant en compte d'autres
facteurs, n'ont pas confirmé cette observation. Des études
montrent une association entre l'hétérogénéité
des quasi-espèces et l'importance de la fibrose. Les mécanismes
en cause ne sont pas connus.
Les coinfections par les virus G ou TTV se sont montrées
sans influence sur les mécanismes de fibrose et sur la
sévérité des lésions histologiques
chez les sujets non immunodéprimés [35], [36].
Nous insisterons ici principalement sur les cofacteurs histologiques
éventuellement associés à la progression
de la fibrose.
Lésions
nécrotico-inflammatoires
L'ensemble des lésions
inflammatoires et nécrotiques observées au cours
de l'hépatite chronique C sont regroupées sous
le terme d'activité ou grade de la maladie. À l'échelle
morphologique, une hépatite chronique active associe à
des degrés divers un infiltrat inflammatoire constitué
de cellules mononucléées principalement lymphocytaires
souvent organisées en agrégat dans l'espace porte,
des lésions périportales le plus souvent discrètes
caractérisées par la présence de lymphocytes
débordant l'espace porte et associées à
des lésions de nécrose hépatocytaire périportale
(hépatite d'interface, nécrose parcellaire, piece
meal necrosis), des amas nécrotico-inflammatoires localisés
au sein du lobule hépatique et souvent de petite taille
[7], [8].
Si ces critères morphologiques sont particulièrement
bien définis, leur signification pathogénique et
leur rôle dans la fibrogenèse restent ambigus dans
l'hépatite C. L'infiltrat lymphocytaire et particulièrement
les cellules T cytotoxiques se comportent comme des effecteurs
des mécanismes de nécrose hépatique, probablement
partiellement inefficaces dans la clairance virale [37]. Ils
peuvent aussi interagir avec la fibrose en agissant soit comme
des stimulants de la fibrogenèse (IL-6, IL-8), soit comme
des modulateurs (IL-10, IFN-g) [38]. La majorité des travaux
publiés suggèrent cependant que l'activité
de l'hépatite serait un cofacteur délétère
dans l'évolution de la fibrose. Ces travaux mettent en
évidence soit une association des deux lésions
(fibrose et activité) aussi bien dans les hépatites
chroniques C de l'adulte que de l'enfant [39], soit le caractère
prédictif de lésions histologiques d'activité
sur le développement ultérieur de la fibrose chez
des malades ayant eu plusieurs biopsies [41], [42]. Un lien de
causalité entre inflammation et fibrose est également
suggéré par le fait que lorsqu'il existe des signes
nécrotico-inflammatoires, les CEF activées sont
détectées principalement dans le voisinage immédiat
de ces lésions inflammatoires [43]. On peut néanmoins
soulever deux ordres d'arguments tempérant cette possible
relation entre activité et fibrose
il existe globalement dans l'hépatite chronique C une
discordance entre l'activité et la fibrose : la maladie
est généralement histologiquement peu active alors
qu'elle présente presque constamment des lésions
de fibrose ;
une étude récente qui porte sur un très
large effectif ne trouve pas de corrélation entre activité
et vitesse de progression de la fibrose [34].
Fibrose
Deux études ont montré que, chez des malades ayant
eu plusieurs biopsies, l'un des facteurs prédictifs du
développement d'une fibrose ou d'une cirrhose est l'existence
d'une fibrose déjà installée [24], [42].
Il faut donc considérer la possibilité d'une stimulation
des mécanismes de fibrogenèse par la MEC fraîchement
déposée.
Stéatose
La stéatose est fréquente
dans les biopsies d'hépatite C. Son mécanisme n'est
pas encore clairement établi. Elle serait liée
en partie à un effet cytopathogène du virus qui
pourrait interagir avec le métabolisme des lipides. La
stéatose semble plus fréquente en cas de génotype
3. Des perturbations des métabolismes lipidiques et glucidiques
observées chez ces malades pourraient être également
impliqués [44]. Il existe, en effet, une relation significative
entre l'index de masse corporelle et l'abondance de la stéatose
chez les malades atteints d'hépatite chronique C [45].
De plus, plusieurs études ont montré une association
significative entre stéatose et fibrose hépatique
[45], [46] ou stéatose et progression accélérée
de la fibrose [44]. Les mécanismes d'interaction ne sont
cependant pas connus.
Le fer
La surcharge en fer est fréquente,
mais modérée, dans l'hépatite chronique
C [47] [48] [49]. Si, d'un point de vue mécanistique,
on comprend aisément comment une surcharge en fer pourrait
favoriser la fibrogenèse via la stimulation de la péroxydation
lipidique, les résultats des études cliniques suggérant
que la surcharge hépatique (en dehors d'une hémochromatose
génétique associée) puisse influencer la
vitesse d'évolution de la fibrose dans l'hépatite
chronique C sont contradictoires. Plusieurs travaux ont montré,
chez les malades atteints d'hépatite chronique C, qu'une
surcharge intrahépatique en fer est associée à
une évolution plus rapide vers la fibrose ou à
des lésions histologiques plus sévères,
indépendamment ou non de la présence d'une mutation
hétérozygote du gène de l'hémochromatose.
Néanmoins, le rôle causal de cette surcharge est
discuté, car elle pourrait être simplement le stigmate
d'une maladie plus inflammatoire ou d'une intoxication alcoolique
associée, facteurs responsables en eux-mêmes d'une
évolution plus rapide vers la fibrose [50]. Cependant,
en cas de surcharge significative, il paraît logique d'envisager
un traitement adapté.
Autres facteurs
Enfin, signalons, parmi les
cofacteurs biologiques, le rôle délétère
de certains polymorphismes génétiques dans la vitesse
de progression de la fibrose chez les malades atteints d'hépatite
chronique C dont les polymorphismes associés à
une production élevée de TGF-b et d'angiotensinogène
[51].
Régression
de la fibrose et de la cirrhose virale C
Les modèles expérimentaux
démontrent que la régression d'une fibrose, voire
d'une cirrhose, est possible [52]. Cette régression nécessite
une élimination de l'agent agresseur, situation qui peut
être réalisée en clinique par les traitements
antiviraux. Ainsi, le traitement par l'interféron ralentit
la vitesse de progression de la fibrose chez les malades traités
à degré constant des autres variables cliniques
et virologiques, et ce en présence ou non d'un effet virologique
complet [53], [54]. Dans ce mécanisme de régression
intervient, d'une part, un arrêt de l'activation des CEF
[17] et, d'autre part, la production d'enzymes impliquées
dans la dégradation de la MEC, les métalloprotéases.
Cependant, le dosage de ces enzymes dans le sérum ou dans
le foie a produit des résultats contradictoires dans l'hépatite
chronique C. Il semblerait que ces molécules constituent
plus des marqueurs d'activation des CEF que des marqueurs associés
ou prédictifs de la régression de la fibrose [56]
[57] [58]. Des observations suggèrent la possibilité
de régression d'une cirrhose constituée. Mais il
faut tenir compte des limites de la biopsie pour le diagnostic
de cirrhose et de sa régression. On peut émettre
l'hypothèse que la régression soit possible en
cas de cirrhose " jeune ". En revanche, la régression
d'une cirrhose ancienne et constituée est plus hypothétique.
En conclusion, les mécanismes impliqués
dans le développement de la fibrose au cours de l'hépatite
chronique C sont ceux associés à une réaction
inflammatoire prolongée liée à la persistance
du VHC dans le foie. Ils sont maintenant bien connus et permettent
d'envisager la mise au point de traitements adjuvants à
visée antifibrosante qui de toute façon ne seront
pleinement efficaces qu'en association avec l'éradication
du virus. Il reste encore beaucoup de place pour de nouveaux
cofacteurs rendant compte de la variabilité interindividuelle
dans la vitesse de progression de la fibrose au cours de l'hépatite
C.
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